ReÇU publié par If. Rosael, page 16. Cette même
pièce prouve que, pour le> renies courantes, Montbéliard
était à jour.
Montbéliard lui demande des délais, qui sont finalement accordés { ; le i3 décembre, Voltaire écrit en effet au Conseil : « Messieurs, quoique j'aie quatre-vingts ans et que je ne doive pas espérer de vivre jusqu'en 1775, cependant je suis très flatté de pouvoir, avant de mourir, donner une marque de mon respectueux attachement à Son Altesse Sérénissisme et de ma confiance en vos bontés.
« Vous aurez donc pour agréable de me rembourser dans l'année 1775, puisque vous le proposez.
« Si vous pouvez seulement me payer 5. 000 livres sur cette dette en 1774, vous me tirerez d'un assez grand embarras. Ce sera autant de diminué sur le remboursement. J'attendrai les ordres que vous donnerez à vos receveurs ; ils suffiront sans autre contrat et sans autre embarras. J'ai l'honneur, etc2. »
Le 22 décembre, le Conseil remercia Voltaire. L'année 1774 se passa, sans que Voltaire entendît parler des 5. 000 livres d'à-compte ; il eut déjà assez de mal à se faire payer ses quartiers de rentes courantes, si l'on en juge par les
1. Voir, notamment, la lettre de novembre 1773 {Votre lettre du 30 octobre me jette dans an faneste embarasj, publiée dans la Correspondance Générale de 1774 : elle est en réalité, et sans aucun doute possible, de 1773.