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L’afficlie précédente, qui avait été apposée la veille

4. Remarquer les motifs donnés par Rathier pour déclarer nullcs les ordinations faites par Milon.

5 . Il s’agit là d’une communication faite par Rathier à son clergé entre la précédente et celle-ci.

tibus facti auctoribus, qui esset episcopus, consequenler quod presbyter aut sacerdos utique foret. Viderint tantum qui ordinatione huiusmodi sortiti sunt praesulatum, ut a legitimo pontifice indepti fuerint diaconatum.

La concession faite par Rathier à son clergé n’était pas définitive. Après six mois d’hésitation, il prit le parti d’en référer a Rome. Il avait, en effet, une haute idée de la mission du siège apostolique, lors même que le titulaire en était un personnage tel que Jean XII. La lettre est écrite au nom du clergé de Vérone, mais c’est l’évêque qui tient la plume. Le document est du I er août 963. A cette date, on savait à Vérone qu’un conflit s’était produit entre Otton I et Jean XII, et que la déposition de ce dernier était l’affaire de quelques semaines. De là l’adresse singulière de la lettre : « Domino sanctae Romanae sedis, qui cumque est , apostolico. » Après avoir mentionné les ordinations faites par l’intrus, Rathier demande quelle solution adopter à leur sujet, et aussitôt il fournit les éléments de la discussion :

Domino sanctae romanae sedis, quicumque est, apostolico, et universo senatui, sanctaeque et canonicae legislatoribus universis, hinc demumsancto coetui omnium sub catholica fide degentium, clerus omnis sanctae Veronensis ecclesiae, debitae subiectionis obsequium.

Non ignotum vestrae novimus paternitati invasionem hic olim, diabolo instigante, Patres Sanctissimi, factam, in qua cuin contigerit illegalitate, ut asseritur, publica, plurimos nostrum ad diversa non provectos quidem, sed constitutos officia, petimus flexis hic, quod egimus, poplitihus consilium quod sequi debeamus, a vestra supplices sanctitate, cui de lalibus iudicandi singularitas concessa noscitur esse. Obstacula enim, quibus in officio impedimur stare concesso, haec dominus episcopus noster récitât cum [aliis] innumeris esse; quaecumque scripta sunt, ad nostram doctrinam scnpta cum Apostolo asserens pariter fore.

Les « obstacles » mentionnés par Rathier sont : le canon treizième d’Antioche 1 de 34 1 ; le canon quatrième 2 de Constantinople de 38 1 ; une décision 3 d’innocent I; le canon quatrième de Constantinople 4 de 868; la sentence de Nicolas I contre les clercs ordonnés par Photius 5 . L’auteur interprète ces textes comme proclamant la nullité des ordinations faites par un intrus, et comme prescrivant la déposition des clercs ainsi ordonnés. Il y a pourtant un remède. Rathier continue :

1. Dionysii Exigui Codex canonum, dans P. L. t t. LXVII, col. 64. a. Ibid., col. 78.

3. Innocent» Epistolae, dans P. L., t. XX, col. 53o. C’est le fragment Acquiescimus et verum est .

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