‹ Les réordinationsChapitre 12 sur 264 · laid., c. 7-11, p. 7.5 Ci et suiv · texte numérisé non relu

laid., c. 7-11, p. 7.5 Ci et suiv

4. Lchrbuch der Dogmengcschichtc, I, p. 4 1 1 , n. 1, Leipzig, 1894.

DEUX TRADITIONS DANS L’ANCIENNE ÉGLISE

nous amène à constater, chez chacun des deux partis, une théologie nettement définie. Faut-il admettre que ces théologies ont été inventées pour la circonstance? N’est-il pas probable qu’elles sont plus anciennes, et qu’elles se retrouvent à l’origine de chacun des deux usages d’Afrique et de Rome? De fait, c’est à cette réponse qu’on est conduit par l’étude des textes.

Les lettres du pape Étienne se sont perdues, mais Firmilien et saint Cyprien nous ont conservé les plus importantes des maximes du pape. C’est ainsi que l’évêque de Césarée dit, en parlant d’Étienne et de ses partisans :

Non putant quaerendum esse quis sit ille qui baptizaverit, eo quod qui baptizatus sit gratiam consequi poluerit , invocaia Trinitate nominum Pat ris et Filii et Spiritus Sancti 1 ... Sed in multum, inquit [Stephanus], proficit nomen Christ i ad fidem et baptismi sanctifieationein, ut quicumque et ubicumque in nomine Christi baptizatus fuerit, consequatur statim gratiam Christi 2 .

Sur ces quelques mots, est-il possible de se faire une idée de la théologie du pape ? Un auteur qui a étudié avec beaucoup de pénétration l’histoire de ces controverses, M. Ernst, a surtout considéré le second texte. Il y a vu une doctrine à peu près conforme à la théologie d’aujourd’hui. D’après lui, cette maxime d’Étienne répond au principe des Africains, d’après lesquels les hérétiques, n’ayant pas la foi complète en la Trinité, ne peuvent baptiser :

a C’est comme si le pape avait dit : Le nom du Christ, mentionné pendant la cérémonie du baptême, sert beaucoup k la foi nécessaire k la validité du baptême. C’est le baptême du Christ que les hérétiques, eux aussi, veulent donner; par suite, ils baptisent suivant l’intention du Christ et conséquemment au nom de la véritable Trinité, au nom de laquelle le Christ veut que le baptême soit donné. La mention du nom du Christ, pendant le baptême, est une garantie pour cette intention. Le « in multum proficit ad fidem » montre qu’Étienne ne regardait pas toute espèce de foi comme requise pour la validité ; mais il reconnaissait dans 1’ « intentio faciendi secundum mentem Christi », une foi suffisante pour pouvoir administrer et recevoir validement le baptême. Étienne pensait qu’une foi complètement cor-

i. Ep. ;5, c. 9, p. 8i5.

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