Ibid., p. ia5, i 2 (i
PENDANT LA RÉFORME DE L’ÉGLISE
Il est juste de dire que ce théologien, qui semble dominé par l’imagination et le sentiment, sait recourir à des distinctions d’un verbalisme subtil, dès qu’il s’agit d’écarter des objections gênantes. Lui objecte-t-on que saint Grégoire a dit : l’ordination est vendue : « columba venditur... Spiritum sanctum praemiis assecuntur simoniaci »? Pour répondre, il écrit un chapitre : De propriis et impropriis dictionibus et vanitate simoniacorum . On y lit :
Haec igitur et huiusmodi orthodoxorum Patrum dicta, si pia a ure hau sissent et catholici cordis ore ruminassent, tandemque nobiscum Spiritum Sanctum nec posse vendi nec comparari praedicarent, sed suam damnationem négligentes au t dissimulantes suscipiunt quidem im proprie et usualiter loquentes sanctos Patres, sed respuunt proprie et regulariter se ipsos expo nentes. Usualiter siquidem vel iinproprie beat us Gregorius loquitur ubi dicit ! ...
Les adversaires sont pulvérisés. Il y a plus d’intérêt théologique à remarquer la théorie d’Humbert sur la réconciliation des hérétiques baptisés en dehors de l’Église. Pour lui, elle doit se faire par l’imposition des mains et par la chrismation, c’est-à-dire par la réitération de la confirmation. Humbert est donc un témoin de l’usage gallican 2 .