C’est-à-dire pendant le schisme de Clément
2 . Ex libris Decreti Bonizonis episcopi excerpta , dans A. Mai, Nova Patrum Bibliotheca, t. VII, p. III, p. 2 (Romae, i854). Bonizo avait écrit un peu plus haut : « Quibusdam non ambigo videri mirabile, cum Spiritus Sanctus ait pacis et non dissentionis, quid est quod sancti viri Spiritu sancto pleni, multum de sacramentis inter se diverse dixisse videantur. »
LES DÉCISIONS D'URBAIN II
Ce texte est intéressant à un double titre. D'abord il nous apprend que, vers 1088-1090, il y a eu, dans le Nord de l’Italie, des réordinations, et qu’on se réclamait de l’Église romaine, pour les justifier. Des évêques ont été consacrés de nouveau et ont réordonné les clercs précédemment ordonnés par eux : « quosdam... reordinatos et reordinasse ». Évidemment Bonizo parle d’actes commis par le parti de la Pataria. Des réordinations ont donc eu lieu ; mais jusqu’à quel point l’Église romaine y a-t-elle participé? C’est un point que Bonizo ne précise pas.
En second lieu, Bonizo, bien que jugeant ces questions fort importantes, y voit une affaire non pas de dogme, mais de discipline. Il admet que, dans des cas très rares, on ait pu procéder à des réordinations.