IX. — Les critiques théologiques de l'antipape Clément III
Rien de surprenant que ces controverses aient ému l’antipape Clément III et son parti. Leurs sacrements étant très contestés par les catholiques, ils en ont soutenu avec énergie la validité, et ont proclamé les principes de saint Augustin. C’est de leur côté que se trouve la théologie sacramentelle la plus explicite et la plus exacte. En théologie, ils ont été fort bien inspirés par les préoccupations de leur intérêt.
Déjà, sous Grégoire VII, l’antipape Clément III accusait les grégoriens de condamner les sacrements de ses partisans. On a vu la réponse faite par Anselme de Lucques. Le schisme se prolongeant, on insista davantage sur cette question. Dans son traité De scismate Hildebrandi, écrit vers le milieu de 1086, Guy de Ferrare, partisan de l’antipape, arésumé les arguments de chaque parti. Quant aux sacrements, il résume ainsi la doctrine de Grégoire VII : « Contra Patres NoVi Testamenti docuit, cum scis-