Voir plus haut, p. a
(3. 11 peut sembler que Bruno condamne, indirectement, la réconciliation des clercs schismatiques, telle qu’elle avait été fixée par Urbain II et comprenant la réitération de l’imposition des mains et de lu bénédiction. Cf. plus haut, p. a33. Bruno écrit ( Libelu , t. II, p. 559 ) : 41 Non igitur reiteretur oratio super hominem in illis sacramentis que reiterari non licet. » Mais, dira-t-on, la réconciliation prescrite par Urbain II comprenait certainement la réitération d’une partie notable de l 'oratio super hominem. Bruno et Urbain II ne sont pas d’accord. — Je réponds que, dans ce passage, Bruno se préoccupe de justifier la réitération intégrale de la confirmation, faite aux schismatiques qui reviennent à l’Eglise. A cette fin, il emploie deux textes de S. Augustin dont l’un lui fournit la mention de l 'oratio super hominem. Bruno se propose uniquement de séparer la confirmation des autres sacrements. Or on a vu plus huut que la vue de Bruno est
LES DÉCISIONS D’URBAIN II
Peut-être trouvera-t-on que c’est trop insister sur les nombreuses difficultés théologiques avec lesquelles était aux prises l’évêque de Segni. Mais ces difficultés sont instructives, quand on se rappelle que Bruno est un des évêques les plus cultivés de l’Italie, à la fin du xi° siècle, et qu’il était un des confidents d’Urbain II.