‹ Les réordinationsChapitre 163 sur 264 · Ibid., col · texte numérisé non relu

Ibid., col

3 . Le concile a certainement en vue ici le texte : « Sint in Ecclesia clerici, sint episcopi utiliter, qui contra illam fuerunt hostiliter ». S. Augustini Epist. 1 85 , Ad Bonifacium . Des trois lettres à Boniface, la lettre i 85 est la seule où, dans un court passage, il soit question des sacrements des donatistes. Ce texte se trouve déjà dans la Collectio canonum d’Anselme de Lucques 1 . XII, c. (>o (Bibl. Nat., lat. 12451, f. 124 r.). Bernold l’a emprunte à Anselme; il le cite dans De reordinatione vitanda ( Libclli de lite etc., t. II, p. i5i).

4. Dans P. L., t. LIV, col. 645 et 650 . Le concile a en vue les textes insérés ensuite par Gratien dans le Décret, C. I, q. VII, c. 19 et 20.

5 . C’est là une indication erronée. Ce canon est le 68* du Codex canonum ecclesiae Africanae (Hardouin, Acta Conciliorurn, t. I, col. 902), et le 35 ® contenu, soii3 le titre canones conciliorurn diversorum Africanae provinciac numéro CV, dans la Collectio Dionysio-IIadriana (F. Maassex, Geschichte der Quellen elc.,p. 447 » n° 12). En réalité, c’est le second canon du concile de Carthage du i 3 septembre 401. Anselme de Lucques avait déjà cité ce texte dans Collectio canonum, 1 . VIII, c. 34 (Bibl. Nat., lat. 12450, f. 10 r.). Bernold a emprunté cette citation à Anselme, cf. De reordinatione vitanda dans Libelli de lite, etc., t. II, p. i5i.

v® siècle. 11 néglige les textes difficiles ou ambigus qui avaient rendu la question presque inextricable. Il fait sienne la théologie de saint Augustin.

A qui faut-il attribuer le mérite de cette consultation patristique si précise? Une circonstance nous met sur la voie. Deux 1 des trois autorités patristiques alléguées par le concile de Guastalla se trouvent, à la suite l’une de l’autre, dans le traité De reordinatione vitanda de Bernold de Constance. Or ce traité avait été dédié au légat Gebhard de Constance, celui-là même qui assistait au concile de Guastalla 2 , où il n’a pas dû manquer d’avoir une grosse influence. La coïncidence est remarquable. Elle ne comporte, semble-t-il, qu’une explication 3 . Gebhard a pris une part prépondérante à la rédaction des canons du concile, et il s’est inspiré, dans une large mesure, du De reordinatione vitanda.

La portée exacte du concile de Guastalla ressort de ce fait, que la décision conciliaire ne réglait qu’un cas particulier du problème général relatif à la validité des sacrements administrés en dehors de l’Église. Elle déclarait valide la seule transmission du pouvoir d’ordre faite en dehors de l’Église; elle ne disait rien de la validité de l’Eucharistie administrée dans les mêmes conditions. Sur ce dernier point, de grands doutes subsistaient. Les controverses qui ont suivi, et dont il faudra dire un mot, ne le prouvent que trop.

Et même la thèse de la validité de l’ordre conféré en dehors de l’Église n’est pas définitivement admise. A la faveur du schisme allemand, une thèse contraire s’est implantée, en dehors de Rome, en divers milieux. Les décisions de Guastalla ne réussiront pas à la faire abandonner. Aussi lorsque, au cours du xn e siècle, de nouveaux schismes viendront encore déchirer

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