Cf. les discussions de Rolund citées p. 3oa-3o
3 . Thaner admet que les trois manuscrits conservés dépendent d’un manuscrit très voisin de chacun d’eux.
3. On pourrait dire que dans le texte de Roland, les mots « non ordinatus » désignent l’évêque consacré pur des évêques « non liabentes potestatem consecrandi ». Or d’après le prélude de cette distinction, episcopu s potestatem or dinandi non habens == episcopus haereticus. Ces mots « non ordinatus » reviennent, avec un sens différent, dans les textes d’Omnebene et d'Étienne de Tournai cités plus loin, p. 309 , n. 3, et 345.
LA THÉOLOGIE DE L’ÉCOLE DE BOLOGNE
nière didactique et rigoureuse qui est la sienne. Aucune autre interprétation ne peut avoir le même avantage, car elle introduira forcément dans le § 2, une hypothèse qui ne se trouve ni considérée dans le § 1, ni formulée dans le prélude. Dans ces conditions, d’une part la forme géométrique et d’autre part le contenu incohérent de la discussion seraient dans une opposition flagrante. L’interprétation proposée par nous est donc la seule possible.
On voit tout de suite quel jugement porter sur cette doctrine. Elle contient du vrai et du faux. Il est exact que la forme prescrite par l’Eglise soit nécessaire k la validité de l’ordination. Mais il est faux qu’une ordination soit nulle, si elle a été faite, suivant la forme prescrite, par un évêque hérétique consacré par un évêque précédemment catholique. Les ordinations faites par des évêques hérétiques, suivant la forme prescrite, sont indéfiniment valides; dans ces conditions, la transmission de l’ordre ne saurait jamais être arrêtée. Par suite, il n’est pas possible de considérer de tels actes sacramentels comme nuis, ni de les réitérer, comme le permet Roland.
III. — Application de la même doctrine à. l’Eucharistie et à la Pénitence.
Que cette doctrine relative aux conditions de transmission du pouvoir d’ordre soit bien celle de Roland, c’est ce qui est vérifié par deux autres passages, l’un des Sentences , l’autre de la Summa Decreti.
Dans les Sentences y Roland se demande : « Utrum Eucharistia ab omnibus valeat celebrari sacerdotibus ? » Il répond :
Eorum 1 2 qui sacerdotum accipiunt consecrationem (a) alii consecrantur ab his qui habent potestatem consecrandi, — (a!) alii non.
Item eorum qui consecrantur ab his qui nabent potestatem, (b) alii consecrantur in forma Ecclesiae, — (b') alii non s .