VI. — La dégradation d'après les théologiens de Paris
C’est dans des gloses de Gandulph que l’on trouve la première indication précise d’une théorie singulière, qui a eu quelque succès, en France, au xn* et au xiii 6 siècles. D’après ces auteurs, la dégradation ne rend pas seulement le pouvoir d’ordre pratiquement nul ; elle a pour effet d’enlever le sacrement et de replacer le ministre dans l’état laïc. C’est là une doctrine que ni Roland ni Rufin n’auraient admise, et dont les origines nous échappent. Elle est attestée, d’abord, par la réfutation qu’en fait Gandulph dans ses gloses. A propos du texte du Décret, De consecratione , Dist . IV, c. 3a, il écrit :
Argumentum quod degradatus et exauctoratus remauet ordinatus, quia non iteratur ordo in degradato, sicut nec baptismus in baptizato 2 .
£t ailleurs : Hinc collige sacramentum ordinis inseparabile sicut et baptismus, unde degradatus retinet ordinem*.
Si cette allusion paraissait peu explicite, elle prendrait toute