‹ Les réordinationsChapitre 238 sur 264 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

CONCLUSION

déclaré nulles les ordinations faites par Ebo après sa déposition 4 . Même à propos des réordinations faites par Serge III, il écrit : « Il serait possible en soi que ses adversaires eussent déclaré, pour une réordination, la réconciliation par laquelle on aurait annihilé la dégradation dont avaient d’abord été frappés les cleres ordonnés par Formose; cependant les expressions employées sont trop précises, pour que nous puissions libérer Serge de tout reproche à cet égard, bien que le texte de ses décrets se soit perdu *. »

Dans le concile romain de 964, le pape Jean XII, pour déclarer nulles les ordinations faites par Léon VIII, s’est référé aux décisions du concile romain de 769, contre Constantin. Hergenrother discute les Actes du concile de 964, et n’y trouve rien qui oblige à admettre une déclaration de nullité. Puis il écrit :

« S’il nous est permis d’interpréter par ce concile (964) le décret d’Étienne IV (769), il ne parait pas invraisemblable que celuici non plus ne soit pas à interpréter dans le sens de la nullité des ordinations, et rinterprétation déjà donnée (du concile de 769) parait complètement soutenable 1 2 3 . » Toutes ces déductions sont très fragiles. Le coup de grâce leur est donné par le mémoire envoyé à Rome, vers la même année 964, par Rathier, et qu’Hergenrôther n’a pas connu.

A propos d’Urbain II, l’exposé d’Hergenrôther est assez contradictoire. L’auteur nous dit d’abord qu’à la fin du xi° siècle, un des principaux partisans de la nullité des ordinations simoniaques est Deusdedit, qui argumente toujours contre Pierre Damien, le défenseur de la vraie doctrine. Puis : « Le pape Urbain II semble avoir partagé complètement les principes de Deusdedit : ses déclarations et ses actes ont été surtout étudiés par Morin. » Vient ensuite un long et confus examen de la décrétale d’Urbain II relative à Daibert, et enfin, en conclusion :

« D’après cela, nous pouvons conclure avec une certitude assez considérable qu’Urbain II n’est nullement à compter parmi les partisans et les appuis de la théorie qui nie la valeur des ordinations conférées en dehors de l’Église. » On ne voit pas bien comment ramener à l’unité ces deux jugements sur Urbain II.

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