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CHAPITRE II

On sait que le dogme de la consubstantialité du Père et du Fils, qui a été défini par le concile de Nicée, n’a été accepté par l’Église grecque qu’après un demi-siècle de controverses et de luttes. Faut-il s’étonner si les décisions du concile de Nicée, au sujet des sacrements administrés en dehors de l’Église, ont eu moins de succès encore? Elles ont été bientôt contestées, et ne se sont jamais imposées en Orient, Sur ces questions, l’Église grecque a toujours eu une pratique inconciliable avec celle des Occidentaux. L’Église grecque a jugé avec sévérité les sacrements administrés en dehors de l’Église. C’est qu’il y a eu bien plus de sectes hérétiques en Orient qu’en Occident. Ensuite, l’organisation hiérarchique des patriarcats de langue grecque était bien moins forte que celle du patriarcat romain. Le danger hérétique était donc plus grand dans les pays où l’on était moins bien armé pour le conjurer. De là beaucoup d’incertitude dans les idées, en ces matières.

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