‹ Les réordinationsChapitre 245 sur 264 · P. L., t. CXXVI, col · texte numérisé non relu

P. L., t. CXXVI, col

3. M. Schrôrs avait déjà conjecturé que l’ouvrage utilisé par de Torres devait avoir été composé en 872 (Hinkmar, p. 407).

APPENDICE

1° Mode$différents de la pénitence et de la réconciliation des laïcs et des clercs; 2° Enumération des principales sources du droit canonique ; 3° Principes généraux d’interprétation des canons. La première partie (Libelli etc., t. II, p. 114, 1. 17 — p. 122, 1. 40) comprend deux développements, dont le premier qui finit p. 118, 1. 13, est relatif à la possibilité de la réconciliation du clerc coupable ; le second est relatif au mode de la réconciliation. Sur ces deux points, l’exposé présente des points d’attache certains avec les œuvres d’Hincmar.

" I. Autrefois, on n’accordait la pénitence qu’une fois (p. 114, 1. 17 — p. 115, 1. 9) ; l’affaiblissement des mœurs a obligé l’Église a être plus indulgente. Puis l’auteur répond à une objection tirée d’un texte d’innocent I, qui retarde beaucoup la pénitence d’une religieuse qui a manqué à ses vœux (p. 115, 1. 10-27). La pénitence des religieuses a préoccupé Hincmar *, et ce même texte d’innocent I a été cité par lui 2 . Ensuite (p. 115, 1. 21 — p. 117, 1. 4), l’auteur dit les motifs qui engagent l’Église à abréger la durée de la pénitence. Ils lui sont fournis par quatre textes patristiques. Je retrouve l’un (p. 115, 1. 30-31) dans les Capitula de 852 d’Hincmar 3 ; et le second (p. 116, 1. 5-18) se retrouve dans le traité de 870 adressé à Hincmar de Laon 4 . Puis l’auteur en vient à la pénitence des clercs; il écrit (p. 117, 1. 5-11) :

Sacri quoque canones, in pluribus locis, clericos in crimine lapsos ab ordine déportant nec eis aliquam spem restitutionis prescribunt. Sed et hune rigorem canonum non adeo adtendere debemus ut cum Novatianis ecclesiastice potestati ligandi atque solvendi temere preiudicemus. Nam ut beatus Augustinus ad Bonifacium scribens testatur : « Huiusmodi irreparabilis depositio etc . »

Ce passage a des points d’attache : 1° avec les Capitula de 852, qui citent ce même texte de saint Augustin 5 , et dont le début a ce même souci d’éviter l’erreur des novatiens 6 ; 2° avec la réponse de 870 d’Hincmar de Reims à son homonyme de Laon 7 , qui contient ce même texte de saint Augustin. Enfin, l’auteur cite (p. 117, 1. 15-16) le texte de Pseudo-Calliste qui autorise la réconciliation des clercs : « Errant qui putant sacerdotes, post lapsum, non posse restitui etc. » C’est le texte qui donnait lieu aux difficultés de l’archevêque de Reims depuis 852.

(P. 117, 1. 24 — p. 118, 1. 13), l’auteur explique la conduite de l’Église qui tantêt accorde et tantôt refuse le pardon aux clercs coupables. C’est le développement de l’idée formulée dans le De praedestinatione, à l’endroit cité plus haut, et dans lequel Hincmar faisait connaître son projet d’écrire sur la concordantia canonum.

i. De coercendo raptu viduarum etc. et les Excerpta ex sacri* canonibus etc., P. L., t. CXXV, col. 1017 et io 3 a. Cf. surtout col. io 34 D, le texte du concile de Tolède qui répète la décision d’innocent 1 .

а. P . L., t. CXXVI, col. 38 o D.

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