‹ Les réordinationsChapitre 247 sur 264 · Ibid., col. 354 D -355 A B · texte numérisé non relu

Ibid., col. 354 D -355 A B

APPENDICE

YOpusculum *; entre les deux morceaux des rencontres verbales se constatent.

Dans le cadre ainsi fourni par l’énumération des conciles généraux trouvent place des discussions particulières, dont on retrouve tout de suite le pendant dans Hincmar : par exemple, la détermination de l’autorité du concile de Nicée, prouvée par trois mêmes textes patristiques (p. 126, 1. 30 — p. 127, 1. 4) et dans Hincmar a . La discussion sur le nombre des canons de Nicée (p. 127, 1. 4-17) a pour pendant tout un chapitre d’Hincmar 3 . Suit une énumération des conciles provinciaux (p. 130, 1. 9 — p. 135, 1. 37) qui ne se retrouve pas dans Hincmar. Celui-ci, dans YOpusculum, s’était contenté de déterminer l’autorité de ces conciles 4 . Notre auteur citant une seule autorité patristique, sur ce sujet, il se rencontre qu’elle est dans YOpusculum 1 . Enfin notre auteur fait plusieurs fois allusion à Osius, tout comme fait Hincmar 6 .

III. Le développement final de notre traité donne des règles d’interprétation des canons. Il faut remarquer les passages sur l’autorité pontificale ( Libelli , t. II, p. 135, 1. 38 — p. 136, 1. 17, et p. 141, 1. 29 — p. 142, 1. 12). Qu’on les compare 7 avec le résumé donné par M. Schrors de la doctrine d’Hincmar sur cette question, on constatera aussitôt la concordance. Voici une formule : « In hoc utique Romani Pontifices aliis pares esse voluerunt, quod non tam novae institutionis auctores quant veteris executores existcre studuerunt , quod non solum Romano, sed cuilibct episcopo idem Gelasius licere testatur 8 . » C’est une formule parfaite des idées d’Hincmar. Le ton en est remarquable. C’est un évêque qui parle, et qui a une haute idée de sa dignité. Cette formule est invraisemblable sous la plume d’un pauvre moine de la fin du xi° siècle, à un moment où sous le coup des nécessités de la réforme ecclésiastique, les papes avaient été, dans la plus large mesure', novae institutionis auctores et non pas seulement veteris executores.

L’auteur fait ensuite l’application de sa théorie de la discretio cano num à deux points particuliers du droit : 1° aux translations d’évêques ; 2° à l’accusation des évêques : préoccupations bien naturelles chez un dignitaire aussi soucieux des droits de l’épiscopat que l’était Hincmar; et que l’excellent Bernold laissé à lui-même n’aurait jamais eues.

Or, dans une page de YOpusculum L V capitulorum d’Hincmar 9 , ces

i. Ibid ., 35ç>-3t)0.

а. Ibid., col. 393 AB, 39a D, 393 BC.

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