Hist. eccl., I, i5, P. G,, t. LXVII, col
4. Ces mesures sont contenues dans la lettre du concile de Nicée aux Égyptiens dans Socrate, Hist. eccl., I, 9. Ibid., col. 80.
II est sûr que le concile ne considérait pas comme nulles les ordinations faites par Mélèce. De nombreux passages de saint Athanase, où il est question de l’ancien clergé de Mélèce, et d’Ischyras suffisent à le prouver 1 . Mais sur les instances de Pierre d'Alexandrie, on jugea une « confirmation » nécessaire. Sous quelle forme eut-elle lieu? Par une imposition des mains de l’évéque. Le mot ^etpoTOvfa s’entend d’ordinaire de l’ordination. Mais on lui donnera difficilement ce sens, dans le cas présent. Cette cérémonie de réconciliation n’en est pas moins étrange. La théologie d’aujourd’hui ne permet pas de l’expliquer. Cette cérémonie suppose l’idée d’un complément ajouté à un sacrement qui aurait dû être regardé comme valide et complet. Le concile aura cédé, sur ce point, à une exigence de l’évêque d’Alexandrie, désireux d’affirmer son autorité sur les clercs ordonnés par Mélèce. Mais en ces matières, de telles préoccupations sont dangereuses : elles ont souvent conduit à prescrire la réitération de l’ordre 2 . De fait, Photius s’est autorisé de ce texte relatif aux méléciens, pour tenter la réordination des clercs ordonnés par Ignace.