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III. — La réordination des novations

Et d’abord, au milieu du v° siècle, l’Église grecque prescrit la réordination des novatiens. C’était un manquement aux décisions du concile de Nicée. Et cependant la réordination des clercs novatiens ne doit pas surprendre, puisqu’il fut un temps, en Orient, où l’on réitéra même le baptême des novatiens. Sans doute le concile de Laodicée, tenu en Phrygie entre 343 et38i, a reconnu comme valide le baptême des novatiens 1 ; mais il s’en faut que cette décision ait été admise partout en Orient. Saint Basile reconnaît que, de son temps, il y a des coutumes contraires, sur ce sujet, en Orient : certains acceptent le baptême

i. Hardouipï, Acta conciliorum, t. I, col. 781, c. 7. Pour la réconciliation des novatiens et des quartodécimans (ceux qui refusaient d’accepter la date de Pâques fixée par le concile de Nicée) il est prescrit de leur demander une abjuration et de leur conférer l’onction du chrême. Dans certains textes de ce canon, on trouve une troisième catégorie d'hérétiques, mais ceux-ci ne sont pas nommés dans les rédactions les plus anciennes. Cf. Hefelk, Histoire des Conciles (trad. Delarc), t. II, p. 137.

des novatiens, d’autres le réitèrent; il ajoute que chacun doit suivre la coutume de son pays *.

La même règle de conduite devait être acceptée pour l’ordination. Depuis la fin du iv* siècle, on eut, en Orient, une tendance à juger plus sévèremént les sacrements des novatiens. Théophile, patriarche d’Alexandrie (385-4 12 ), interprétait le huitième canon de Nicée comme prescrivant la réordination des novatiens. 1 2 L’Eglise de Constantinople adopta cet usage, et le recommanda à celle d’Antioche.

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