Ep. -ji, c. a, j
4. Epist. Cornelii Cypriano, Inter Cypriamcas, Ep. 49 » c. 1, p. 010, et c. 2, p. 611.
5 . Ibid., c. 1, p. 610 : « Haeresis auctores fuisse ut paterentur ei [Novatiano] inanum quasi in episcopatum inponi. » Et dans la Lettre de Corneille à Fabien d'Antioche, Eusèbe, Hist. ecc/., VI, 43 , P . G., t. XX, col. 620 : « cum episcopatum sibi n Deo minime conccssum rapere ac vindicnre conaretur... » Novatianus duos episcopos « adumbrata quaaam et inani manuum imposition© episcopntum sibi traderc per vim cogit; eumque nullo sibi iure competentem per fraudem ntque insidias vindicat. » Voici le texte grec : a êirqvhtot icapa<ncâ<jda;
DEUX TRADITIONS DANS L’ANCIENNE ÉGLISE
sécration comme nulle. Cette interprétation se fortifie de ce que le pape Corneille considère comme valides les messes célébrées par l'antipape L Le pape Corneille admettant que Novatien, précédemment prêtre catholique, pouvait célébrer le baptême et l’Eucharistie, en dehors de l’Eglise, on ne voit pas comment il aurait rejeté l’ordination du même Novatien faite par deux évêques précédemment catholiques. Mais ce n’est là qu'une déduction, qui reste à vérifier et à préciser. Au troisième siècle, on ne rencontre pas de déclaration explicite sur la validité de l’ordination conférée en dehors de l’Église. L’opposition entre la tradition romaine et celle des Églises d’Afrique et d’Asie Mineure n'est absolue que sur la valeur du baptême, reconnue parles uns, niée par les autres. Au sujet de l’ordination, l’opposition des deux traditions peut n’avoir été que partielle, les Africains et les Asiates affirmant la nullité absolue de telles ordinations, les Romains se refusant à trancher la question et n’admettant les clercs hérétiques convertis qu’à la communion laïque.
Tels sont les faits à expliquer.