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Ceadda

3 . Les Bretons, qui n’acceptaient pas le comput pascal de Rome.

cundum iudicium episcoporum confessus emendavit, et cum consensu eius in propriam sedem Eboracae civitatis sanctum Wilfrithum episcopum constituit. Tnnc sanctus pontifex noster, secundum praeceptum Domini, non malum pro mal o, sed bonum, ut David Saulo, pro malo reddens, qui dixit Non mittam manum meam in Christum Domini, sciebat sub Wlfariorege Merciorum, fidelissimo amico suo, iocum donatum sibi Licitfelda, et ad episcopalem sedem aut sibimet ipsi, aut alio cuicunque voluisset dare paratum* ideoque pacifice inito consilio cum vero servo Dei, Ceaddan, in omnibus rebus episcopis obediente, per onines gradus ecclcsiasticos ad sedem praedictam p U ne eum ordinaverunt , et honorifice rege suscipiente eum, in Iocum praedictum constituer unt, ibique benedicte in vita sua multa bona perficiens, tempore opportuno in viam patrum exegit, exspectans diem Domini in iudicio venturo, ut credimus, sibi mitissimum, sicut dignum est 4 .

Qui parle ainsi? C’est un témoin oculaire, Eddi, le compagnon et le biographe de Wilfrid, l’évêque dont Ceadda avait pris la place à York. Eddi était originaire du Kent, le seul royaume où existât une école de chant romain, et possédait une voix remarquable. Or le talent du chant était un gage des plus précieux pour le succès de l’évangélisation. Aussi Wilfrid attacha-t-il Eddi à sa personne et le prit-il avec lui, en allant s’installer à York 2 . Eddi a, depuis lors, accompagné son évêque, dont il écrivit la vie vers 710, un an ou deux après la mort de Wilfrid. C’est donc un témoin oculaire. Or son témoignage est parfaitement clair : « per omnes gradus ecclesiasticos ad sedem praedictam plene eum ordinaverunt. » Ceadda reçut successivement tous les ordres. Il n’y a pas de plus bel exemple de réordination.

On sait depuis longtemps qu’Eddi n’est pas un historien impartial. Son parti pris en faveur de Wilfrid est manifeste 3 . Dans le cas présent, y a-t-il quelque raison de mettre en doute son témoignage? Dans quel but aurait-il imaginé cette fable delà réordination de Ceadda?

On ne le voit pas. Aussi n’aurait-on aucun moyen de vérifier l’assertion d’Eddi qu’il n’y aurait qu’à s’incliner et à l’accepter. Heureusement les moyens de vérification ne manquent

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