‹ Les Réparations Musculo-Tendineuses et AponévrotiquesChapitre 13 sur 26 · I. — Indications théoriques ou exceptionnelles · texte numérisé non relu

I. — Indications théoriques ou exceptionnelles

Un cas de ptosis congénital de la paupière supérieure fut corrigé par Payr, en 1908, à l’aide de la greffe aponévrotique libre ; c’est d’ailleurs la première observation de greffe de fascia lata mentionnée dans la littérature médicale.

Kirschner, Morburg, Girtz, Philips, ont utilisé le en lata dans la réfection des ligaments articulaires ; Leveuf, dans la réfection de la capsule articulaire du genou.

Eden, Stein, Burk, ont essayé la greffe libre dans le traitement de la paralysie faciale.

Kirschner, Le Fort, Kornew, l’ont également emplovée dans Ja plastique du thorax.

On s’est également servi de la transplantation aponévrotique dans le cas de perte de substance ou hernie diaphragmatique (Ikominoff, Smirnoff).

On l’a appliquée aussi à la fermeture d'un ventricule cérébral (Krause, von Habener) ; au traitement du méningocèle occipital (Neudorfer). Res RS

On en relève l'emploi par Ritter, Kirschner, comme moyen de couverture de l'os dans le te d'amputation.

Cramer, Rothschild, Davis, ont employé le transplant aponévrotique pour remplacer les muscles atrophiques ou paralysés,

Aile

: Préconisée dans le traitement des plaies des vaisseaux, d'après les expériences de Carrel, qui ont montré qu'un segment de vaisseau entouré d’un manchon inerte garde l'activité de sa circulation, la greffe de fascia lata-a été tentée par Chiasserini sans grand succès, semble-t-il, Employée également dans le traitement des anévrysmes par Le Fort et Piquet.

On l’a essayée dans la réfection ou la suture des organes internes, tels que l’æsophage, la vessie, l'intestin (Lenormant, Kônig, Kostenko et Rubaschew).

Von Tappener, Caldaguës ont souvent eu recours au fascia lata pour renforcer leurs sutures intestinales.

Dans le traitement du pied plat, le fascia semble avoir donné quelques résultats à Katzenstein et à Kirschner.

Bojolbulow, Wilms, Kirschner, ont pratiqué lexclusion pylorique ou intestinale au moven d’un ruban aponévrotique. Leriche et Bier ont essavé d'obtenir des sténoses pyloriques par la même méthode.

À citer également l’emploi du fascia lata soit, pour isoler des nerfs compris dans une cicatrice, soit pour recouvrir un nerf dénudé dans une plaie de guerre, par exemple. Picot 4 rapporté à la Société de chirurgie de Paris cinq cas de couverture du nerf sciatique poplité externe près du col du péroné avec d’assez bons résultats, Nous les rapportons d’ailleurs à la fin de cette étude.

On en a encore préconisé l’usage dans de traitement des chéloïdes et surtout des cicatrices adhérentes cutanéomusculaires, où elle semble avoir rendu de très grands services (Mauclaire, Bailleul). Luquet en rapporte 33 cas dans sa thèse ?.

Nous mentionnerons enfin l’emploi de la greffe aponévrotique libre dans le fraitement des ankyloses articulaires.

1. Picot, Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie de Paris, 1917. p.960.

2. Luquet, « Les greffes d’aponévrose dans des cicatrices adhérentes cutanéo-musculaires », Thèse de Paris, 1919.

Page 1