LES BEPOSOIRS DE LA PROCESSION
des bons, des méchants, des heureux, des misérables.
Après examen que le pas des enfants avait été pressuré par le pas des jeunes gens, le pas des jeunes gens par le pas des hommes, le pas des hommes par le pas des vieillards, j'inférai que les théories avaient défilé par rang d'âge longuement, au début les enfants, les vieillards à la fin.
Rétrospective, ma curiosité s'inclina sur les individualités nombreuses subies par le vieux chemin.
J'eus la vision d'un considérable cortège d'âmes hétérogènes.
Et, de cette légion, à peine ces traces à la merci du vent!
Les yeux dans les paumes, fauvettes prisonnières, je méditais, lorsqu'un Christ, en marge de la massive page et sur l'écriteau duquel on lisait : «Vous passez, je demeure», proféra :
— (( Un seul être a passé parla. »
— « Un seul! clamai-je avec un sursaut "d'incrédulité. »
— « Un seul, mon fils. »
— « Daignez, Seigneur, me nommer cet « être aussi extraordinaire que Tarc-en-ciel « et l'océan. »
— « Toi-même. »
— « Moi tous ces pèlerins? »
— (( Ce chemin est celui de ta vie. »
— « Le chemin de ma vie I »
Me précipitant sur le sol, je baisai mes pas puérils (ô, loin de l'école aux platanes, ces folies après les lézards et les cigales!), baisai mes pas d'adolescent (ô, vers la tour, des yeux en fleur!), baisai mes pas d'homme (ô le sol- -dat partant pour la tuerie ! et, 1 ame sur des béquilles, mes retours des villes, ces cavernes de voleurs!)...
Néanmoins, devant les derniers pas, j'objectai :