‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 118 sur 225 · r/., carton 2i · texte numérisé non relu

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3. Lettre de Giilct au Comité, 30 mai. (Armée du Nord, h la date.)

i. Les représentants prennent une pari très active aux préparatifs de Tattaque. Le i*' juin, Levasseur, écrivant à Saint-Just, s*étonne qu*on n'ait

Presque en même temps Tarmée des Ardennes, qui avait pris Tavance, subissait un échec. Charbonié et Desjardins, attaqués par des forces supérieures dans leurs positions au-dessus de Charleroi, avaient dû repasser la Sambre (3 juin). Marescot, officier du génie qui dirigeait les opérations de Tattaque, l'annonça au Comité, et les deux représentants Levasseur et Guyton lui faisaient savoir en même temps qu'on ne pouvait prendre Charlerol avant d'avoir battu Tennemi. C'est à cette intention que des différents corps nommés plus haut fut formée l'armée dite armk réunie sur la Sambre et bientôt « armée de Sambre-et- Meuse » *. Le 6 juin (18 prairial), Jourdan annonce au Comité la mission qu'il venait de recevoir des représentants : passer la Sambre, bloquer Charleroi et marcher à l'ennemi pour lui livrer bataille : Charleroi devant être le prix de la victoire.

Les dépèches du général et des représentants se succèdent jour par jour et elles devaient être impatiemmei^^ attendues au Comité. Le 8, Jourdan annonce les disposi' tions qu'il vient de prendre pour accomplir cette doubl* tâche de bloquer la ville et de combattre Tennemi. Le 12^^ Gillet et Guyton : toute l'armée a passé la Sambre, CharlerC^ est investi ; l'armée occupe une belle position sur les hai

pas fait venir les munitions nécessaires, puisqu'on a reconnu Timpossibilit -^ de prendre Charleroi par un coup de main. Le 2, Levasseur et Guyloï^ destituent le général Froment qui, disent-ils, s'est montré ivre pendant It^ combat de ce jour. Un arrêté des mêmes représentants, en date du mém^^ jour, visant l'arrêté du Comité de salut public qui chargeait Jourdan dc^ prendre Charleroi et Namur, réglait ainsi le commandement des troupes^ de l'aile droite : Jourdan commandant l'armée des Ardennes réunie momentanément à l'armée de la Moselle; Ferrand, les divisions du Nord sous Maubeuge; Charbonié, les divisions des Ardennes qui bordaient la frontière... Mais le commandement supérieur était toujours à Pichegru. C'est sur le ton de supériorité qu'il écrit à Jourdan, le 3 juin :

« Tu dois, je pense, seconder de toutes tes forces l'attaque de Charleroi en te contentant de masquer Namur par un corps de troupes... Cette place prise, je crois intéressant de balayer la rive gauche de la Sambre, jusqu'au delà de la chaussée de Maubeuge h Mons, afin de dégager la première de ces places des insultes journalières auxquelles elle est exposée; — de là, toutes les forces vers Mons. » (Armée dy Nord, aux dates.)

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