Armée de Sainbre-et-Meuse, à la dale
2. 11 lui parle du projet que l'on avait eu de battre Clairfayl sous Audenarde et de se replier sur Ostende, afin de favoriser les opérations de l'année de Saïubre-et-Meuse. Mais depuis la bataille de Fleurus, on laisse
révélait si bien Timportanco de la bataille de Fleurus, avait rendu, le 2 juillet, un décret portant que l'armée de Sambre-et-Meuse avait bien mérité de la patrie.
A cette même date, Tarmée du Nord se faisait un titre le plus au même lionneur. Ostende ouvrait ses portes à 108 troupes et la flotte anglaise, après une canonnade sans mportance, était forcée de se retirer, briilant les vaisseaux ]u'elle ne pouvait emmener *. Les Belges ne demandaient 3as mieux que de redevenir Français, pourvu qu'on leur fit a vie supportable. Richard, il est vrai, se défiait des appa- •ences. Dans sa lettre du 27 juin au Comité, il disait :
L'esprit de ce pays ne vaut rien... 11 est hors de doute que les )rètres et leurs adhérents nous préparent bientôt des Vêpres iiciliennes, si nous ne les faisons trembler pour eux-mêmes. Il audra faire des exemples sur ces classes d'hommes, et j'espère |ue cela ne tardera pas.
il est important de ne pas laisser longtemps le gouvernement le ces contrées entre les mains des magistrats du pays.
Florent Guiot croyait que Ton pouvait changer ces mauaises dispositions par une meilleure conduite. Au retour Tune visite à Ypres, il écrit de Dunkerque, le 2 juillet, au Comité :
J'ai rencontré, en me rendant à Ypres, plus de cinquante amilles de la campapjne qui rentraient paisiblement dans leurs overs...
Il faut pratiquer la maxime : Guerre aux châteaux, paix aux fiaumières.
C'est pour l'avoir négligée qu'on a causé une émigration :onsidérable dans les campagnes du Nord et du Pas-de- Jalais :
ludenarde pour se i)orlcr sur Ostende. La division de Souham est à Iruges. — H expose les motifs qui Font engagé à ne point dégarnir Tarmée e Sambre-el-Meuse, sur laquelle l'ennemi dirige toutes ses forces; et à •rendre les IGOOO hommes destinés pour l'expédition d'Angleterre à armée du Nord. \\ vante les ressources immenses du pays, mais il faut administrer avec sagesse.
1. Lettre de Pichegru à Pille, commissaire des armées de terre. (Armée lu Nord, 2 juillet.
La liberté du culte continue d'être observée à Ypres, et je crois que cette mesure est très politique ; mais il sera besoin d'une prudence consommée, si Ton veut conserver ce beau pays. Les moines, les prêtres, toute la gente sacerdotale sçait bien que notre révolution est pour elle le coup de la mort... Us intriguent sous main.
De leur côté, les hommes riches n'aiment pas notre révolution. — Lo Comité a dû envoyer ses instructions. Voici quant à lui le résultat de ses observations personnelles :
Favoriser les sans-culottes aux dépens des hommes riches; il n'est pas douteux que les prêtres seront pour ceux-ci ; le peuple s'en apercevra, et dès l'instant il brisera lui-même tous les préjugés sous lesquels il végète...
11 parle des spéculateurs qui se jettent sur les villes, dès que nous les occupons :
Ces acheteurs mettent dans leurs spéculations mercantiles des formes de conquérants qui aliènent de nous les habitants du pays.
11 ajoute :
J'ai lu avec peine, mais sans étonnement, que vous aviez annoncé à la Convention nationale que les malveillants cherchaient à ressusciter le fanatisme. On abuse du décret sur l'Être suprême et d'autre part on tourmente les hal)itants des campagnes, sous prétexte qu'ils n'ont pas assisté aux messes de leurs curés constitutionnels. On vient même de me dénoncer le district de Douai comme s'étant rendu coupable de plusieurs actes d'oppression de ce genre.
Double écueil : modérantisme exagéré, u qu'ils voilent du nom d'humanité et de paix », ou mesures révolutionnaires :
Eh bien! il en est de même des prêtres, ces ennemis irréconciliables de notre révolution. Ici, ils abusent du décret de la Convention sur la liberté des cultes pour ranimer les superstitions; là, ils font persécuter, avec une intolérance révoltante, des citoyens simples et peu éclairés, pour avoir été ou n'avoir pas été à de certaines messes.
Il conseille des mesures fermes :
Redites-vous bien que l'affreuse guerre de la Vendée n'a dû son existence qu'à ces deux causes : persécution et faiblesse ^
On ne voit guère, par ce qu'il dit des prêtres, qu'il renonçât vraiment à la persécution *.
On voulut au moins soustraire le pays aux dilapidations le ces hommes qui s'abattaient sur une ville occupée, .*omme des oiseaux de proie sur un champ de bataille. Z'qsI Tobjet d'un arrêté pris par Richard à Ypres, 3 juillet :
Arrête,
(Juaucun individu français ne pourra se rendre dans les pays 'on([uis, pour quelque motif que ce soit, s'il ne fait partie de 'année, à peine d'être arrêté et traité comme suspect.
Et de cet autre de Laurent (Mons, 9 juillet) :
Il est défendu aux Juifs de suivre l'armée, à peine de mort. Les généraux... les feront arrêter sur le champ pour être ugés dans les vingt-quatre heures ^.
Et pour les fusiller!
Carnot, en félicitant les généraux de leurs succès, les enait en haleine et les excitait à ne pas s'arrêter en si >eau chemin. Après la prise de Mons, il écrit à Jourdan au lom du Comité (3 juillet, 15 messidor) :
Cet événement doit avoir pour suite Tévacuation immédiate le Tournay et dans peu de jours celle de tout le territoire de la lépublique. IL suffit pour cela d'un détachement envoyé à Ath...