‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 123 sur 225 · rmcc du Nord, ù la date · texte numérisé non relu

rmcc du Nord, ù la date

2. Par un arrêté du 3 juillet, Laurent et Guylon-Morvcau donnaient aux agitants de Mons quinze jours pour rentrer dans leurs foyers, après uoi on les devait traiter comme émigrés. Les assignats auront cours u pair. — Le 5, le môme Laurent défendait les rassemblements de trois u plus d'individus, réputés aristocrates, modérés, égoïstes, prêtres et i-devant nobles et privilégiés. Les contrevenants devaient être arrêtés, Qvoyés au tribunal révolutionnaire et jugés dans les vingt-quatre heures, irméo de Sambre-et-lfeuse, aux dates.)

3. Armée du Nord (pour le premier) et armée de Sambre-ct-Meuse >our le second), aux dates.

Mais il ne faut pas que cette évacuation se fasse impunément de la part de Tenncmi. L'armée de Sambre-et-Meuse a trois choses h faire. La première est de bien masquer Namur, garder Dinant et empêcher Tennemi de venir par ce côté inquiéter nos derrières, en se glissant dans le pays d'Entre-Sambre-et- Meuse.

La seconde est de couper absolument les communications des places envahies par l'ennemi avec son armée : ce qui se fera facilement en occupant une position près d'Ath et de Leuze.

La troisième est de poursuivre, avec le corps de l'armée républicaine, rennemi fuyard, pendant qu'il est frappé de terreur, juscjue dans Bruxelles dont il faut saisir les magasins, avant qu'il ait le temps de les enlever.

La division qui aura pris position vers Ath doit en même temps être regardée comme le corps de réserve de l'armée marchant sur Bruxelles; cette division doit donner la main à l'armée du Nord et faire sommer les places envahies par l'ennemi de se rendre sur-le-champ à discrétion, sous peine, soldats et habitants en état de porter les armes, d'être passés au fil de Tépée...

Les habitants de Valohciennes, Condé, le Quesnoy, Landrecies, que rennemi avait épargnés et que Tarmée républicainc allait passer au fil de Tépée !

Il n'y a point de capitulation à recevoir; les chefs et les officiers doivent être traités plus rigoureusement que les soldats, et le Comité a vu avec peine qu'on avoit accordé à ceux de Charleroi la facilité de conserver leurs armes.

Songcait-il vraiment h la réunion de la Belgique et ne craignail-il pas de la perdre encore, lorsqu'il ajoutait :

Tout ce qui se trouvera dans la Belgique doit être amené en France; on payera en assignats ou avec des bons [les bons billots!] ce qui appartiendra aux particuliers. Il faut dépouiller le pays et le mettre dans l'impuissance de fournir aux ennemi-^ les moyens de revenir. La discipline néanmoins n'en doit être r[ue plus exacte, le pillage réprimé, les actes de cruauté rigoureusement punis. Les contributions doivent tomber exclusivement sur les riches, le pauvre doit se réjouir de notre arrivée, et les usages doivent être respectés.

cil. XXX. — CAMPAGNE DE 1794 257

Suivent les régules de tactique générale qu'il ne cesse de épéler avec des variantes d'application :

L'armée doit toujours se tenir en masse et au contraire ne )as permettre à l'ennemi de se rallier; il faut exterminer jus- (u'au dernier, s'il est possible, pendant que la terreur est chez ui à l'ordre du jour. On reviendra ensuite prendre Namur.

Les membres du Comité, etc.

CARiN0T^

Les progrès se continuèrent en Belgique comme Carnol 'espérait.Le4 juillet, l'armée du Nord entrait dans ïournay ?l no faisait que traverser la ville pour aller occuper Audclanle '. Mais il y avait un projet plus vaste que Carnot ivait toujours à cœur. Ce n'était pas l'Angleterre comme 1 le disait et le faisait dire, mais la Hollande. Il semblait ju'il voulût reprendre, avec les généraux qu'il avait sous a main, les projets de conquête de Dumouriez. Il écrit e 4 juillet (IG messidor) au représentant Lacombe-Saint- Vlichel :

Je viens d'avoir, cher collègue, un entretien avec le contreamiral Vanstabel qui doit être chargé, sous tes ordres, de Texpédition des Provinces-unies. 11 la trouve très bonne, très praticable; et demande qu'elle ne souffre aucun retard. 11 pense

1. Le 5 juillel, Jourdan répondait au Comilé : C'est plutôt aux troupes qui sont à Tournay d'occuper Ath. On va marcher le lendemain sur Brainc-le-Gomte, Nivelle, les Quatre-Bras. Un corps observe Valenciennes et Condé; Hatry tiendra en échec l'armée qui couvre Namur. Quant à lin', il va faire efTorl sur Bruxelles. — Représentants et généraux étaient d'accord pour ne pas affaiblir l'armée dans ces circonstances. Le 3 juUlet, Gillet et Guyton écrivent au Comité : Tout annonce que nous serons attaqués, et certainement l'ennemi a réuni toutes ses forces devant nous. C'est pourquoi ils ont suspendu le départ des 16 500 hommes pour Dunkerquc. — A la même date, Kléber dit à Jourdan que si les troupes venues de Maubeugc retournent sur leurs pas et si on leur prend r» 000 hommes, il est obligé de s'arrêter. (Armée de Sambre-ct-Meuse, aux dates.)

2. Armée du Nord, à la date. Le 23 juin, Souham disait à Pichegru que Moreau venait de lui conlirmer Tévacuation de Bruges par l'ennemi. Bruges s'est soumise aux armes et à la souveraineté de la République. Le 27, Richard expose encore au Comité les motifs de Pichegru pour ajourner l'entreprise d'Ostende. Il faut mettre d'abord Clairfayt dans l'impossibilité de s'y opposer. Il va attaquer Andenarde dont.il espère s'emparer le lendemain. (Armée du Nord, à la date.)

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