Armée de Sambre-et-Meuse, aux dates
que le Comité avait cru pouvoir les prélever sur les forces considérables réunies en Belgique, et il en fait le comple* :
Diaprés ce calcul il nous a paru bien étonnant qu*à la bataille de Fleurus , vous n'ayez eu que 50 000 hommes. Qu'étoit donc devenu le reste?... Il est bien étonnant qu'où ail cru manquer de cartouches, et que, pour cette raison, on ail cessé de poursuivre Tennemi, après le gain de la bataille, lorsqu'à Givet seul il y en avoit plus de 2 millions et à Cambray à peu près autant. Si Tennemi eût été poursuivi et dispersé, alors vous n'auriez pas une seconde bataille à livrer.
C'est, du reste, nous l'espérons, une seconde victoire à remporter.
Il faut presser Pichegru de se porter par Gand sur les derrières de Tennemi :
N'oubliez pas dans la bataille de ménager un grand corps de réserve...
Pour appuyer la retraite, ou poursuivre l'ennemi, — Il faut préparer le siège de Namur, commencer par Enlro- Sambre-et-Meuse; rennemi fera courir le bruit qu'il esl partout. N'en rien croire et l'attaquer *.
Voilà pour le pays de Sambre-el-Meuse ; de l'autre côté, sur l'Escaut, Gand avait ouvert ses portes. Carnot exprime à Richard toute sa joie de la prise de celte grande ville (20 messidor, 8 juillet) :
Nous espérons apprendre bientôt celle de Bruxelles et le blocus de l'armée ennemie entre celle de Pichegru et celle de Jourdan. C'est le moment d'exterminer enfin ceux qui avoienl . juré la perte de la France et de la liberté. Si nous mettons de Il célérité dans notre marche et que l'ennemi ne se hâte pas d évacuer la Belgique, il va se trouver acculé à la rive gauche de la Meuse, et pressé sur ses deux flancs par les deux armées républicaines. C'est à lui de savoir comment il s'en tirera sur-
1. Pichejçru, 60 000 hommes, en laissant 70 000 à sa droite, sans compter les garnisons et le camp de 25 000 hommes, et Jourdan arrive avec 45 000, etc. L'armée doit aller à bien près de 140 000 hommes.