Armée de Sambre-et-Mcuse, à la date
si, d'un autre côté, nous prenons possession de la Zélande. noment des nouvelles décisives approche, tu dois connoître, • collègue, notre impatience de les apprendre.
a Belgique et la Hollande, c'est toujours, comme pour nouriez, le desideratum de Carnot.
Occupation de Bruxelles. — Le port d'Ostende.
•e IG messidor (4 juillet), Barèrc à la suite d'un rapport les derniers événements présenta à la Convention ce jet de décret :
a Convention déclare que Tarraée du Nord et l'armée de ibre-et-Meuse ne cessent de bien mériter de la patrie, a Convention nationale décrète que toutes les troupes des ns coalisés, renfermées dans les places du territoire français ahies par l'ennemi sur la frontière du Nord et qui ne seront rendues à discrétion vingt-quatre heures après la sommaqui leur en sera faite par les généraux, ne seront admises icune capitulation et seront passées au fil de Tépée.
It ce décret avait été voté avec enthousiasme au cri de e la République *.
it Carnot semblait croire à l'efficacité de cette mesure r faire capituler ces garnisons! Dans sa lettre du iiillet aux représentants près l'armée de Sambre-etiso, il leur disait :
ous espérons qu'en vous empressant de faire connoître par trompettes le décret d'hier, elles se rendront sur le champ.
our reprendre nos villes il ne comptait pourtant pas ienient sur ces trompettes, non plus que les représens chargés de les envoyer. Le 7 juillet (19 messidor), ion et Gillel arrêtaient qu'il serait formé une armée 30 000 hommes, pris dans les divisions de droite de
Moniteur du 1' messidor (3 juillet 1794), t. XXI, p. 133.
Tarmée du Nord, pour réduire nos places occupées (Valencicnnes, Condé, le Quesnoy, Landrecîes), et le 8 (20 messidor), Jourdan annonçait au Comité qu'il avait envoyé vers Atli un corps de troupes pour intercepter* les communications de Tcnnemi avec ces places.
Cela ne devait pas suspendre les opérations offensives. Jourdan était malade alors et, tout en restant au camp, il demandait au Comité un général pour le remplacer momentanément. On pouvait avoir confiance dans celui qu'il désignait : c'était Kléber. Kléber était à Tœuvre. A cette même date, il informait son chef qu'Enghien et Alh étaient en notre pouvoir et que les communications entre Ath à Tournay étaient ouvertes. Le 9 (21 messidor), Levai, général de brigade, annonçait à son collègue Leloup qu'il avait poussé une reconnaissance jusque sous les murs de Bruxelles; et il lui rapportait les bruits courants: que la ville était évacuée par les Autrichiens; que les magistrats étaient venus en grande cérémonie au-devanl des nôtres et avaient offert les clefs de la place à lui-même. Le 9, c'était Kléber qui écrivait à Jourdan : il avait donné ordre à Montaigu de se porter sur Hall :
L'adjudant général Ney ira demain avec 200 cavaliers ^ Bruxelles pour voir ce qui s'y passe; tous nos derrières sont parfaitement libres *.
Mais l'ennemi, en se retirant, faisait encore un front redoutable. A la même date, Jourdan écrit au Comité qu'il était réuni près de Louvain et Tirlemont :
Clairfayt a passé par Bruxelles et fait sa jonction avec Cobourg; il est donc essentiel que je reçoive des ordres, afin de pouvoir agir avec l'ensemble qu'exige une pareille opération. J'écris à ce sujet au général Pichegru. Je vous fais passer copie de ma lettre.
L'indisposition de Jourdan avait vivement inquiété le Comité : il ne pouvait savoir encore si ce ne serait pas