‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 129 sur 225 · En marge : Nox · texte numérisé non relu

En marge : Nox

2. Armée du Nord, à la date, et Arch. nat., AF H, 235, 26 messidor.

3. Armée de Sambre-et-Meuse, à la date. Il donne des détails sur les

â68 LES REPRÉSENTANTS EN MISSION

Hàte-toi, mon ami, de venir nous joindre : notre mission devient ici très délicate. Nous avons affaire à un grand peuple; il n'a pas voulu prendre les armes contre nous. Notre conduite politique envers lui intéresse essentiellement nos succès ultérieurs. Viens vite ici et apporte des instructions du Comité. Jamais circonstance n'exigea plus impérieusement la présence d'un membre du Comité de gouvernement. Je te conjure, au nom de la patrie, de t'y rendre *.

Duquesnoy, l'ancien compagnon de Carnot, se sentait, malgré sa goutte, ragaillardi par ces nouvelles. Il écrit de Bélhunc, 29 messidor (17 juillet) :

Je commence depuis quatre jours à marcher à Taîde de deux bâtons; j'espère sous dix à douze jours, si cela continue, rejoindre mes frères d'armes et d'aller donner le coup de grâce à ce scélérat Cobourt et compagnie '.

Richard, le collègue de Gillet, ne dissimulait point au Comité que les Belges, bien que n'ayant pas secondé les Autrichiens, ne regardaient pas Feutrée des Français chez eux comme une délivrance. Il s'en prenait à leurs préjugés :

Le peuple, encroûté de tous les préjugés qui accompagnent la superstition et le fanatisme, ne nous témoigne aucune espèce d'intérêt. 11 regrette fortement les guinées de Pitt et les couronnes impériales, et ce n'est que par crainte qu'il se détermine à recevoir nos assignats. Nous aurons besoin dans les villes d'un grand appareil de force pour exécuter l'enlèvement des otages (4 thermidor, 22 juillet)

affaires qui ont amené la conquête de la Belgique : l'armée n*est que de 70 000 hommes. H y en avait 70 000 à l'affaire du 8 (bataille de Fleurus), où 100 000 ennemis ont été vaincus.

1. Armée de Sambre-et-Meuse, à la date. De son côté, Richard écrit au Comili', 19 juillet (1er thermidor) : « Guylon va partir. Il me semble qu'il est indispensable (|ue vous envoyiez de nouveau Saint-Just ici et que vous le ciiargiez de tout ce qui concerne l'administration générale et les grandes mesures «pie l'intérêt de la Républi(|ue commande d'y prendre. Celte mission est de la plus haute importance, et je <*rois qu'un membre du Comité de salut public seul jieut en être chargé. «• {lôid., à la date.)

'2. Arch. nat., AF II, 235, à la date.

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