Armée de Sambrc-et-Meuse. aux dates
• Arch. nat., AFII, 235, et Dépêl de la Guerre, aux dales.
envahies par l'ennemi sur la frontière du Nord, ne fixant point répoque à laquelle la sommation doit être faite aux garnisons le ces places, paroi t s'en rapporter à la prudence des généraux...
Ils autorisaient le général Scherer à sommer la place au moment qu'il croira le plus opportun. Ce même jour, 3 thermidor (21 juillet), Carnot, revenant sur les forteresses que nous avions conquises et les considérant au point de vue des suites de la guerre, écrivait aux représentants près les armées du Nord et de Sambre-et-Meuse une lettre qui se résume ainsi : Le château de Namur est si important qu'il faut, ou en faire un poste inexpugnable, ou le raser. Le temps manque pour le premier parti ; il convient donc d'adopter le second. D'ailleurs, s'il est inexpugnable, il peut être livré par trahison. Ce sera une position terrible entre les mains de l'ennemi ; à nous elle est presque inutile : — raser donc. L'ennemi étant acculé sur la Meuse, il y a avantage à l'attaquer. — Il résistera ; il faut s'y préparer et rester en grande masse :
Nous n'avons encore aucunes vues arrêtées sur Maëstricht; mais il est nécessaire, en tout état de cause, que vous fassiez vos dispositions comme si vous vouliez l'assiéger, et que vous en fassiez courir les bruits...
Donc on ne l'assiégera pas.
. A côté des campagnes poursuivies par Jourdan et Pichegru, il y en avait une que Carnot avait conçue luimême et qu'il prétendait diriger au moyen de Lacombe- Saint-xMichel, son confident sur ce sujet. Il lui écrit à cette même date, 3 thermidor (21 juillet) :
La conquête de Nieuport est très importante, autant par le coup qu'elle porte aux Anglois, en coupant leurs dernières communications avec la Belgique, qu'en levant les obstacles qui s'opposoient à l'expédition de Hollande. Toute notre sollicitude, cher collègue, se tourne maintenant vers cette grande opéralion qui doit briser le nœud de la coalition et assurer les succès de la campagne.