Livre bleu, t. Il, n" 21, p. 9i
2. « Teterel a enfin paru à la barre, accompagné de Chrislophe Kienlin; ce dernier a eu Timpudencc de se présenter au nom de la commune, lis ont été admis le 3 à la séance du soir... Ils ont demandé le rapport des décrets du 17 mars et du !«' avril et le maintien de Couturier et Dentzel en leur qualité de commissaires; ils ont dit que le sang était prêt à couler à Strasbourg, si les mesures qu'ils proposaient n'étaient point adoptées. »
3. Livre bleu, t. I, n** 85, p. 153. — Rùlil avait attesté le patriotisme des Strasbourgeois. Ce sont les Jacobins qui le»nient!
4. • Dietrich, dit Teterel & Monet dans une lettre du 4 avril, par un décret dont la date ne me revient pas, doit être jugé, quant à Féraigralion, par le département; il était donc important de renvoyer les patriotes [à Strasbourg]; les choses sont changées, et ça ira. • {Livre bleu, t. 1, n"* 112, p. 223.)
le coup (le la loi du 24 octobre 1792. Or cette loi ne portait contre les émigrés simples que la peine du bannissement avec confiscation; et Bentabole, du reste, n'attendail pas autre chose :
Le ministre de Tlntérieur, ajoutait-il dans sa lettre, ayant promis de faire donner des ordres pour sa déportation, vous me ferez plaisir de vous informer exactement si cette déportation a été exécutée et de me le mander *. '
En effet des ordres en ce sens avaient été expédiés à Besançon où Dietrich était toujours détenu. Dans cet étal de choses, les Jacobins se dirent que bannir Dietrich, c'était au fond lui rendre la liberté. Us démontrèrent au département que mieux valait le retenir en prison ; et ils eurent facilement gain de cause *. C'est ainsi que Dietrich, absous par un tribunal criminel, mais frappé par la justice administrative, resta sous la main de ses ennemis jusqu'au jour où, sur la proposition de Robespierre, il fut, par décret, renvoyé devant un tribunal qui ne laissait guère