brumaire (13 novembre), ibid,, p
de la taxe, instigateur et partisan du fanatisme, aristocrate enragé et ennemi des patriotes, fanatique enragée, etc. * : tout cela avec Tarbitraire le plus absolu et l'inégalité la plus choquante dans la distribution de ces peines. Le chandelier Zimmermann, qui avait « caché dans sa cave une quantité considérable de chandelles et plusieurs quintaux de suif, tandis qu'il n'en vendait pas dans sa boutique », était « déclaré ennemi du peuple et condamné comme tel à la déportation à vie et à la confiscation de tous ses biens*; et trois jours après, six habitants de Bergbieten, accusés de fanatisme, d'aristocratie et d'émigration, en étaient déclarés convaincus et frappés de confiscation seulement ^ Il est vrai qu'ils étaient contumaces et que l'on ne pouvait mettre la main que sur leurs biens.
Il ne faudrait pas croire pourtant que le tribunal de Schneider se bornât à la confiscation, à la prison ou à l'amende. Les intelligences avec les émigrés constatées par des envois d'argent ou de simples lettres, et les délits contre-révolutionnaires les plus vagues, délits de paroles, délits d'opinion surtout en matière religieuse, étaient aussi punis de mort *.
Le IS brumaire (5 novembre), c'était déjà toute une fournée à Geispolzheim :
i. 23 frimaire, 13 décembre 1793. {Livre bleu, t. I, Copie exacte, elc, p. 50.)— Sans préjudice de l'amende; à défaut de payement, quelquefois le condamné devait être tenu pour émigré, déporté à vie, avec conûscation do tous ses biens.
2. 5 du 2* mois (20 octobre 1793). Copie exacte, etc. Ai'mée révolutionnaire, p. GO, dans le Livre bleu, t. I.