Heilz, Sotes sur Schneider, p
2. Voici la lettre écrite par Schneider, de la prison, à sa sœur, la nuit même où il venait d'être arrêté, 24 frimaire (li décembre 1793). E. Schneider à sa su^ur :
Chère sœur, chère amie,
■ Calmez- vous! H faut que l'innocence remporte la victoire; je me trouve parfaitement tranquille, j'ai bien dormi...
• Ne laisse déranger aucun papier, car un honnête homme doit tout faire voir. Si tu veux venir me voir, ne sois pas intimidée.
- Ma petite femme, ah! la pauvre créature doit être emprisonnée. Mais (;ela ne durera cependant pas longtemps. Fais-lui savoir comment je vais, invile-la en mon nom de venir me voir. •
Et le 18 décembre à la citoyenne L.-K..., à Strasbourg :
■ Donne-moi, je t'en conjure, des nouvelles de ma malheureuse femme, de ma sœur, de mon cher Jung, ainsi que de tous nos amis. Je t*avoue que je tremble pour eux... Ma cause est celle de tous les patriotes... Demain j'arriverai à Paris. » (Heitz, Notes sur Schieider, p. 118, et la note XXU, aux Appendices.)