‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 184 sur 225 · Arch. nal., AFII, 151, brumaire, pièce · texte numérisé non relu

Arch. nal., AFII, 151, brumaire, pièce

2. Moniteur du 15 frimaire (5 décembre), t. XVIII, p. 581, et Arch. nal., AF II, 152, frimaire, 1'* partie, pièce 12i. — On retrouve dans son dossier plusieurs des actes auxquels il fait allusion. (Arch. nat., AFII, 136, n" 11, pièces 1, 2, 12, 13, 17, 19.)

Dans le compte rendu quMl fait de sa mission (Bibl. nat., Le'* 52), il dit:

« Si je n'étois point, comme les députés en mission dans le Bas-Rhin,

D'autres documents témoignent qu'il ne se vantait pas. La guerre religieuse fut surtout menée avec acharnement. Ce n'était pas assez de poursuivre les ministres de la religion, ceux qui les accueillaient, ceux qui ne les dénonçaient pas : on s'attaquait aux croix, aux cloches, aux vases sacrés; et là comme ailleurs, le clergé constitutionnel finit par n'être pas beaucoup plus épargné que l'autre : on le poussait au mariage, à l'abjuration, toutes choses que la population ne voyait pas du même œil que le représentant. A Sainte-Mari e-aux-Mines, le curé faillit être lapidé au moment où il contractait mariage. Après les prêtres, les nobles : ceux qui restaient dans le pays cherchaient pour la plupart un refuge aux armées; quelques autres, dans des fonctions où l'on ne se serait pas attendu à les trouver; l'un deux se fit gendarme, un autre garde champêtre; garde champêtre dans la commune dont il était précédemment seigneur et où il possédait des domaines considérables * : ce n'était pas si mal avisé; mais la population de TAlsace tout entière était menacée par ces fous furieux. Un des commissaires civils, préposés par Hérault de Séchelles aux détachements de l'armée révolutionnaire, aurait voulu, comme cet autre énergumène du club de Strasbourg, en faire trois parts : une à déporter à l'intérieur, une à déporter à l'extérieur et la troisième à guillotiner. Heureusement il y avait plus de bruit que d'effet dans ces menaces, et le représentant

appelé au bonheur de repousser avec les volontaires nos braves frères d'armes, ces hordes ennemies qui infestoicnl le sol de la liberté..., je n'avois pas à faire une guerre moins active à la conspiration qui pouvoit aliéner le pays et livrer à l'Autriche le reste de la ci-devant Alsace... »

Il s'est du reste occupé des détails de l'administration militaire. Il s'est concerté avec Pichegru pour diverses mesures de guerre et pour rétablissement d'un camp à Belforl. II a pris des mesures • pour raviver à Huningue les couleurs et les signes sensibles d'un patriotisme qui s'élcignoil aux yeux ainsi que dans les cœurs ». Il a procédé à l'épuration des autorités constituées avec l'avis du peuple; il a jnstitué un comité d'activité révolutionnaire; des commissaires civils qu'il a choisis avec soin; — il a publié un arrêté à ce sujet. Il donne aussi son instruction sur les commissaires civils (p. 18).

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