Livre bleu, t. II, p
4. Livre bleu, l. I, n° 56. — D'antres cloniments prouvent la dureté avec laquelle les détenus étaient gardés. Le 5 nivôse (25 décembre), un membre demanda qu'on visitât la parde-robe - de MM. les incarcérés •. — Pour rester dans leur grotte, disait-il, ils n'ont besoin que de l'habit qui les couvre {applaudisseinenh). {\ic\U, Sociétés politiques de Strasbourg, p. 315.)
Persécution contre les aristocrates et les amis de Schneider.
La Commission investie de si énormes pouvoirs devait inspirer aux habitants des prisons la crainte de n'avoir plus un bien long séjour h y faire. Delattre, le président, un des membres les plus ardents de la Propagande, était un de ceux qui avaient voté avec tant d*entrain Ja mort pour tous les détenus. Et pourtant, par une heureuse inconséquence, les effets ne répondirent pas à ces prémisses. Dans le Haut-Rhin on ne signale parmi les actes de la Commission qu'une condamnation à mort : Muller, ancien commissaire de Lauterbourg, accusé de correspondance avec son fds émigré (6 ventôse, 24 février 1794) *.
Indépendamment de cette Commission révolutionnaire, commune aux deux départements, il y avait dans chacun d'eux un tribunal criminel, investi des mêmes pouvoirs et pouvant même, comme on Ta vu, suivre les mêmes formes. Leurs procédures sous Timpulsion, soit des représentants (Lacoste et Baudot, puis Bar dans le Bas-Rhin, Foussedoire dans le Haut-Rhin)', soit des sociétés populaires épurées, avaient tout le caractère d'une guerre en règle poursuivie contre la religion que la Révolution traita toujours comme une ennemie, parce que la foi a toujours été le principe le plus fort de résistance à ses excès ^. La lulte