‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 192 sur 225 · Véron-Rcville, p · texte numérisé non relu

Véron-Rcville, p

2. Voy. le compte rendu de Foussedoire. (Bibl. nat., Le^' 166.) Il y constate le nombre considérable de détenus qu'il y avait dans les Vosges et le Haut-Rhin. — Sur les missions de Bar et de Foussedoire, voy. la note XXVl, aux Appendices.

3. A la date du 9 germinal (20 avril), Lacoste, qui vient de parcourir le Haut-Hliin, dit qu'à son premier voyage, il l'avait trouvé dans un étal satisraisant comparativement au Bas-Rhin (plus autrichien que républicain, à son avis); mais combien les choses ont change!

• Les prêtres y sont nombreux; par une fausse interprétation du décret que vient de rendre la Convention, [ils] y deviennent plus dangereux que jamais, fanatisent ouvertement et avec audace. Les églises, au lieu de les

avait depuis longtemps commencé sur le terrain religieux par la répugnance des populations à accepter les prêtres constitutionnels. Quiconque refusait de suivre leurs offices était suspect. Nombre de jeunes filles furent jetées en prison pour ce motif. Une vieille fille de Hirsingue fut, un jour de dimanche, conduite par force à Téglise et obligée de rester à genoux pendant la grand'messe et les vêpres, entre deux hommes de garde. Le curé de Sewen fit couper la queue et les cheveux à un citoyen qui s^obstinait à ne pas vouloir fréquenter son église. L*évêque Martin avait fait murer les portes des églises réfractaires. La municipalité de Soultz faisait fermer les portes de la ville les jours de dimanche et de fête, de peur que les habitants n'allassent rejoindre des prêtres non conformistes au dehors *. Il faut dire, d'autre part, que le besoin de culte fit quelquefois passer les populations par-dessus les scrupules religieux. Plusieurs communes, plutôt que de manquer des cérémonies accoutumés, contraignirent même à les célébrer de mauvais prêtres qui avaient pris parfaitement le parti de s'en abstenir. Il est vrai qu'après rétablissement du culte de la Raison, les prêtres constitutionnels, qui n'abdiquaient pas, commencèrent à être persécutés comme les autres : car ils observaient le dimanche, et Ton regardait comme important au salut de la République de sacrifier le dimanche

convertir en des temples de la Raison, sont parfaitement décorées de tous les signes de la superstition. Les messes s'y disent chaque jour et le peuple s'y rassemble le soir au son de la cloche pour des prières publiques.

« Les dimanches sont strictement observés...

• Les aristocrates sont satisfaits et plus insolents que jamais; les autorités constituées sont sans force.

« Les tribunaux criminels ne rendent pas justice; celui militaire (jic) vient d'acquitter les ex-nobles et conspirateurs Fontenay et Fuschamberg qui ont fait échouer le passage du Rhin.» — Gasparin va partir et leur rendra compte. Pour le moment, il pense qu'il faut déporter une cinquantaine d'individus pour agiotage; faire un scrutin épuratoire dans les sociétés; convertir les églises en temples de la Raison; contraindre à trois jours de travail sur les grandes routes ceux qui chômeront les dimanches et fêtes; surveiller les conseils généraux des communes; faire arrêter jusqu'à la paix les deux acquittés Fontenay et Fuschamberg; renouveler le tribunal militaire. (Dépôt de la Guerre, armée de la Moselle, & la date.)

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