‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 196 sur 225 · Livre bleu, t. II, p · texte numérisé non relu

Livre bleu, t. II, p

2. Voy. Hiftoire du tribunal révolutionnaire de Paris, t. III, p. 104-114.

3. Il n'y en a pas trace au dossier. (Arch. nat., W 343, dossier 662.)

Schneider qui venait de succomber et préparait un sort pareil à plusieurs des amis de ce dernier, déportés, coramc on Ta vu, de Strasbourg dans les prisons de Dijon; de ce nombre Jung, ennemi personnel de Monet : Jung qui avait affecté de croire que Saint-Jusi et Lebas n étaient environnés que (V intrigants étrangei^s à Strasbourg * (c'était le cas de Monet). Jung se retrouvera avec un Pierre-François Monet, prêtre, Frédéric Edelmann, musicien, et Louis Edelmann, fabricant de musique, au tribunal révolutionnaire de Paris : tous les quatre dénoncés par Rousseville et Potin, agents de Lacoste et de Baudot, tous les quatre condamnés le 9 messidor (17 juillet 1794) comme affiliés à la « conjuration ourdie à Paris contre la représentation nationale et la sûreté des prisons' ». Ce discours était en même temps un réquisitoire insensé contre les plus anciennes familles de Strasbourg, contre la population même de T Alsace. Redisons-le : leur patriotisme était bien fort, leur attachement à la France bien assuré, puisqu'ils ont traversé, sans défaillance, Tépreuve de ce gouvernement de sectaires qui leur voulaient enlever leurs traditions, leurs usages et leur langue même, avec leur religion !

Les Comités de surveillance et les agents du Comité de salut public. -- Mission de Hentz et Ooujon.

L'envoi des contre-révolutionnaires à Paris était devenu la règle depuis la loi du 27 germinal ' : cela diminuait

1. Discours sur la conjuration de l'étranger dans le Bas-Rhin. (Livre bleu, 1. I, no 11, p. 113.)

2. Arch. nat., \V, 421, dossier 956, Histoire du tribunal révolutionnaire de Paris, l. V, p. 37. — Les autres, envoyés aussi à Paris comme complices d'Eulogo Schneider, savoir : Clavel, Nestun, Anstbtt, Sciiramm, Voict, KoLLKn,BLT8Nssii()EX et Hess, furent mis en liberté, par arrêt de non-lieu,lc y brumaire an III (20 octobre 1794). {Histoire du tribunal révolutionnaire de Paris, t. VI, p. 214.)

3. Le tribunal révolutionnaire de Strasbourg avait déjà été supprimé par le Comité de salul public, 3 ventôse (1*' février). — Les représenlanl*

l'activité des tribunaux de province, mais non pas celle des conaités de surveillance, principalement occupés à découvrir les suspects et à les expédier au grand tribunal révolutionnaire. Le Comité de surveillance de Strasbourg écrivait au Comité de sûreté générale de la Convention :

La multiplicité des occupations qui nous sont survenues, l'immensité de notre tâche dans cette incivique commune, la difficulté des renseignements sûrs qui doivent nous guider dans le travail qui nous est imposé, toutes ces causes ont retardé notre opération.

Il s'agissait de dresser un tableau des prévenus, parmi lesquels le Comité, sans doute, se réservait de faire un premier choix pour le tribunal de Paris :

Nous vous ferons observer en outre, citoyens, que le Comité n'est formé que depuis le 18 ventôse, que sa composition est très populaire et que la très grande partie n'est pas au fait du travail, et étrangère à la connaissance et à la conduite astucieuse des partisans de Dietrich et de Schneider. Nous vous ferons passer incessamment un travail religieusement exact sur la conduite des détenus les plus dangereux et nous vous enverrons le reste dans le plus court délai possible *.

Le 25 floréal (14 mai 1794), envoi des premiers tableaux promis*; et il faut voir comme notre Comité gourmande son confrère du premier canton de Colmar pour avoir discuté la conduite et pris en quelque sorte la défense d'un homme dont il réclamait l'arrestation pure et simple :

Nous vous avions dénoncé cet homme, disait-il, nous avions jugé que rien ne pouvoit s'opposer à l'exécution de nos mesures, puisque, dans tous les cas, nous devenions responsables de cette arrestation.

en transmettant à Diëche cet arrêté, l'invilaient à faire transférer à rAbbaye,à Paris, un agent de Tadministration de l'armée nommé Rivage. (Armée du Rhin, 12 ventôse, 2 mars 1794.) Lacoste écrit encore de Metz, 8 germinal (28 mars), qu'il a ordonné au tribunal de cesser immédiatement ses fonctions. (Arch. nat., AF H, 156, germinal, pièce IH.)

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