‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 21 sur 225 · Séance du 7 octobre, Moniteur du 8, t. XIV, p · texte numérisé non relu

Séance du 7 octobre, Moniteur du 8, t. XIV, p

2. Voy. sa leltre du 9 octobre qui annonce au ministre Pache, et cet envoi et cette prochaine arrivée. (Armée du Rhin, à la date.)

3. M. Auiard imprime à tort Lamorlière. Le général Lamorlière avait commandé l'armée du Rhin avant Biron et il obtint de la Convention une pension de retraite le 30 du f mois de Tan II (21 octobre 1193), h Tâge de 87 ans {Moniteur du 23 octobre, t. XVIII, p. 184). Le général Lamarlière que nous retrouverons encore à Lille, au temps où Custine commanda Tarmée du Nord, fut, comme Custine, victime des Jacobins et périt sur réchafaud,le 16 frimaire an II (6 décembre 1793). Voy. VHistoirc du tribunal révolutionnaire de Paris, t. II, p. 102.

â8 LES REPRÉSENTANTS EN MISSION

bre) que les Autrichiens levaient le siège (8 octobre 1792)'. Un camp se forma au faubourg de la Madeleine sous les murs de la ville (13 octobre), et avant la fin du mois le département se trouvait à peu près dégagé (28 octobre).

Bataille de Jemmapes. Conquôte de la Belgique.

Occupation de Mayence.

L'ennemi se retirant, Dumouriez était libre enfin do reprendre les projets qu'il avait formés depuis longtemps sur la Belgique. L'insurrection du Brabant contre les Autrichiens, si durement comprimée naguère, la haine des Belges pour leurs anciens maîtres, tout promettait en eux des auxiliaires à qui viendrait les délivrer. Le général avait un plan tout arrêté : Valence devait marcher de Longv^^ sur Namur, La Bourdonnaye, masquer Tournay; son but à lui était Bruxelles '. Il soumit ce plan au Ministre; le 26 octobre, il publia sa proclamation aux Belges qu'il appelait à la liberté, et, le 30, il adressait des instructions non moins importantes à ses généraux. Tout général qui entrait dans une place devait convoquer le peuple et lui dire qu'il était libre. Les Belges étaient des alliés et des frères; les contributions seraient levées chez eux en la même forme qu'en France. En cas de résistance seulement, on les traiterait comme des ennemis, « comme de vils esclaves »; mais le cas n'était pas à prévoir. Le peuple belge avait Tâme trop haute pour ne pas saluer la liberté '.

Le peuple belge attendait impatiemment les Français en effet; mais il fallait une victoire pour les aider à secouer le joug. Elle fut complète et décisive dans la journée du 6 novembre h Jemmapes; et, dès lors, les Français n'avaient pour ainsi dire qu'à se présenter pour décider la retraite des garnisons autrichiennes et conquérir les villes : le

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