‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 213 sur 225 · L. C\RN0T · texte numérisé non relu

L. C\RN0T

Idées de Custine sur la réorganisation de l'armée.

(Page 50.)

Custine établissait tout un système de réorganisation de l'armée sur la conquête de la frontière du Rhin. Le Rhin acquis pour limite, il voulait fondre les deux éléments de Tarmée, ligne et garde nationale, en un même corps : non la garde nationale dans la ligne, mais la ligne dans la garde nationale. Il écrit au ministre (20 décembre) :

« Dans une république il ne peut y avoir deux natures de troupes, les unes de ligne, les autres nationales. Cette distinction n'a pu être utile que pour opposer les unes aux autres dans le cas où Tambition d'un despote voudroit se décider à envahir la liberté.

« Du moment que nous aurons une barrière comme le Rhin, il n'y a donc pas à hésiter à fondre tous les régiments de ligne dans les bataillons de gardes nationaux, en en donnant un à chaque département, soit d'ancienne, soit de nouvelle création.

a Cette fusion donnera des instructeurs et des officiers à tous les bataillons de gardes nationaux, ce qui mettra à portée d'en fournir des régiments et même des brigades aussi bonnes que l'infanterie de ligne. »

Houchard, devenu maréchal de camp, lui avait pourtant bien dit combien les allures de la garde nationale répondaient peu à ce qu'on doit attendre d'une armée (13 octobre).

Voici sa lettre dans son orthographe : '

« Je sui§ arrivés, cher général, icy près du général Mu nier; une partie de la gendarmerie nationale est ici, le reste à Chiffersat où je les assemble demain matin pour essayer de les organiser. Plusieurs ont échoué, il y a une cabale dans le corps à Chàlons, ils ont choisie leurs chef qui ont été otorisé par le pouvoir exécutif; aujourd'hui ils veulent les destitué et en chosir d'autre. Tous sa est d'une mauvaise augure ; ils disent qu'il y a une loi que je verres, mais je doute qu'il y en ayent une qui otorise la destitution des officiers qui ont été nommés et sous Fautorités desquelles ils ont marchés jusqu'à ce jour. » (Armée des Vosges, aux dates.)

Trahison de Dumouriez.

(Papo 73.)

Dans les derniers jours qui précédèrent la trahison de Dumouriez, le Conseil exécutif avait montré une activité égale au péril de la situation. Le 26 mars, il discute, en présence de Camus et de Danton, le plan à suivre sur la frontière de Belgique : 1° Dumouriez tiendra

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