L. Carnot (qui écrit), Duquesnoy. (Ibid
Valenciennes, 29 avril. Dubois-Dubais et Briez : sur les mouvements des ennemis.
Dunkerque. L. Carnot et Duquesnoy. Envoi de plusieurs arrêtés {{•r mars) relativement à la défense. Ils retourneront le lendemain à Douai pour se concerter avec leurs collègues LesageSenault, Gasparin, Duliem, commissaires aux armées du Nord et des Ardennes. (IbvL; et, pour tout le reste, Dépôt de la Guerre, armée du Nord, aux dates.
Les représentants près Tarmée du Nord en mai 1793.
(Page 97.)
Voici un supplément aux actes que nous avons cités.
Dunkerque, 15 mai. Duquesnoy et Carnot : Envoi d'un bataillon pour la Vendée. La pièce et le rappel des signatures sont de la main de Carnot.
Valenciennes, 21 mai. Ch. Cochon, De Bellegarde et Courtois signalent des soldats qui vendent leurs habits et viennent se faire rhabiller. Ils se plaignent du désordre qui règne dans les bureaux de la Guerre.
Même lieu, 23 mai. Les mêmes. Ils répondent à une lettre du 14, relative au général Fournier qu'ils ont destitué. On s'est ému à la Convention du mot fiestituer dont ils se sont servis. Ils n*ont pas outrepassé leurs pouvoirs. La loi du 4 avril dernier, relative aux commissaires envoyés sur les frontières du Nord, dit en termes précis, article 5, que les commissaires pourront suspendre ou destituer tous officiers civils et militaires. (AF II, 232, aux dates.)
21 mai. Lesage-Senault et Gasparin veulent rendre Dampierre, qui est mort, responsable des échecs subis : il n'a pas suivi le plan arrêté. Ils Viintent Lamarlièrc.
2o mai. Duquesnoy dénonce au Comité de salut public la résistance d*0'Moran à l'expédition de Furnes. Il y voit l'indice d'une intention de trahison.
28 mai. Milhaud, représentant du peuple, à la Convention. Le général Paillot de Beauregard a fait quelques petites expéditions qui ont parfaitement réussi. 11 fit, le 17 de ce mois, investir Florinville et Orval par un détachement de 1 500 hommes. — 11 a enlevé les matelas de l'abbaye d'Orval.
A ces lettres de représentants joignons-en une de Teissier, chef de bureau du ministère de la Guerre, chargé d'une mission :
Cambrai, 28 mai. Il dépeint la situation de Péronne et rappelle les vaines réclamations du général Secourt.
w Quant à l'esprit public de cette ville, il est on ne peut plus mauvais. )» — C'est-à-dire très peu jacobin. — Robecourt, membre de la Législative, maire de la ville, y est tout-puissant .
« Je inc suis aperçu, en questionnant beaucoup sur la route, que depuis le pont Saint-Mai xant (Pont-Sainte-Maxence) jusqu*ici, Tespril public est à peu près le même. »
11 a présenté ses instructions et la lettre du Comité à Bellegarde et à Courtois. Ils Font bien reçu et Tout prié « de coopérer avec eux à la rédaction de la partie militaire ».
L*armée de Cobourg est campée à une lieu en avant sur la gauche de Bouchain, sa cavalerie bordant la haie sur la chaussée de Bouchaia à Valonciennes.
Bellegarde est mécontent du Comité : il a demandé d'être rappelé; il trouve que l'envoi de Teissierest une preuve « du peu de confiance, dit notre commissaire, que vous avez dans les représentants du peuple auprès des armées. Cependant, malgré son mécontentement, je remplirai la mission que vous m'avez confiée. » (Armée du Nord, aux dates.)