Véron-Revilie, p
9 messidor (27 juin), Bernard Meyer, tisserand de Niedermuespach, qui avait été en pèlerinage à Notre-Dame des Ermites : cela avait suffi pour qu*on Tinscrivit sur la liste des émigrés '.
Suspects et détenus.
(Page 371.)
Voyez Textrait des registres des délibérations du Comité de sur- [Teillance et révolutionnaire de la commune de Strasbourg : arrestajtions du \S ventôse au !«'• messidor an II (Arch. nat., AF II, 135, ûèce 39); de plus, Tétat nominatif des hommes suspects détenus
LUS le ci-devant séminaire et Tétai nominatif des femmes suspectes létenues dans les bâtiments du collège national à Strasbourg, de kluviôse à prairial {ibid,, pièces 40 et 41); un état des prisonniers qui [se trouvent au collège national, dressé le 8 messidor (i6iV/., pièce 42), et deux autres états (pièces 44 et 45) pour le district de Colmar {ibid,, [carton 136, pièce 35), pour le district de Belfort (t6iV/., pièce 37).
Ce sont, comme je Tai dit, les artisans, les domestiques, les paysans ^qui y tiennent le plus de place. Beaucoup de paysans figurent dans CCS divers étals en qualité de « parents d'émigrés >». C'est que les émigrés, ce ne sont pas des nobles ici : c'est une multitude de gens de la campagne, chassés au delà de la frontière par la persécution religieuse.
Notons parmi les détenus de Colmar : Françoise Laucher (de Soullz), arrêtée « pour pur fanatisme et parce qu'elle n'allait pas régulièrement à la messe »; Marie Glantzix, mêmes motifs (i6û/., carton 436, dossier 8, pièce 35) ; et, d'autre part, transcrivons celle réclamation adressée à l'agent spécial du Comité de salut public dans les départements :
« La citoyenne Ursule Riesler a été arrêtée le H prairial. Elle ne peut s*imaginer quel en a été le motif. En conséquence, elle prie le citoyen Garnerin de vouloir bien sintéresser à son élargissement. Elle ne vivra plus que pour faire des vœux à l'Etre suprême pour lui, puisqu'il lui rachètera la vie; il lui fournira en outre les moyens de se précipiter dans les bras d'un futur époux qui est vraiment républicain, duquel elle est grosse, et qui ne lui laisserait aucune idée des singeries du fanatisme. » — On peut l'en croire. (AF II, 135, dossier 16, pièce 37.)
î. Véron-Reville. Histoire de la R(fcolulion française dans le Uaul-Rhin, p. 188.