‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 24 sur 225 · IV · texte numérisé non relu

IV

Arlon, et que Custinc vienne à son aide; sans ce double appui il ne pouvait répondre du succès (23 novembre)*, et du reste il était couvert à l'avance par le témoignage d'un commissaire du Conseil exécutif, Carnot le jeune, ancien député à l'Assemblée législative. Carnot le jeune, à qui Pache avait donné une mission plus politique encore que militaire sur cette partie de la frontière ', ne laissait pas de s'inquiéter des intérêts les plus sérieux des armées. Sans chercher à flatter les vues du ministre, il lui déclare que les armées du Rhin et de la Moselle ne peuvent faire tout ce que voudrait Custine; que Biron et Beurnonville, fort disposés à prendre une part active aux opérations militaires, en sont empêchés par la faiblesse de leurs troupes. Non seulement ils ne reçoivent pas de renforts, mais leurs soldats les quittent, ces soldats que Beurnonville entraînait naguère, presque nus et sans souliers, par les chemins défoncés, sous la pluie et dans la boue, à la poursuite des Prussiens! Tant il est vrai que l'entrain ne suffit pas et qu'une forte discipline est la seule sauvegarde des armées! On retrouvera plus d'une fois ces contrastes chez nos volontaires.

En vain, la Convention a fait une proclamation pour retenir les volontaires sous les drapeaux :

Les compagnies de grenadiers ont donné à cet égard un funeste exemple, plusieurs et même un grand nombre étant partis sans permission. Ils argumentent toujours du décret qui leur donne la facilité de se retirer le 1" décembre '.

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