‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 28 sur 225 · Armée du Nord, à la date · texte numérisé non relu

Armée du Nord, à la date

cil. XXVII. — 22 SEPTEMBRE 92-1^^ AVRIL 93 41

Olle désertion des volontaires fut ce qui frappa tout (l'aliord et le plus péniblement les commissaires envoyés eu Belgique pour juger des plaintes de Dumouriez sur Taulre point : ils en avaient été les témoins, avant même d'avoir passé la frontière, et, dès leur arrivée, ils en firent Tobjet d'une lettre spéciale qui fut lue dans la Convention* le 8 décembre :

Nous avons trouvé dans presque tout notre voyage les routes couvertes de volontaires qui revenaient vers Paris avec armes et bagages.

On a répandu parmi les troupes de la République, la supposition d'un décret par lequel on prétend que vous avez déclaré que la patrie n^élait plus en danger; les volontaires se persuadent qu'elle n'a plus besoin de leurs services (4 décembre) *.

La Convention décréta qu'il lui serait fait un rapport» séance tenante, sur cette lettre. Le rapport ne se fit que le 13, et Guadet, qui en fut cliargé, voulut au moins sauver les apparences. A la suite d'un premier décret sur TafTaire des fournitures :

Le second objet de vos comités, dit-il, est de prévenir et d'arrêter la désorganisation des volontaires nationaux. Rien n'égale le courage et le civisme des braves défenseurs de la patrie ; mais plusieurs d'entre eux ignorent encore votre adresse du mois d'octobre dernier. Ils se retirent donc avec la conviction intime qu'ils ne trahissent pas leur devoir. D'un autre côté, Taccrolssement subit de nos armées, leur marche rapide les a mises dans un état de dénuement que des Français n'aperçoivent pas en allant au combat, mais dont ils peuvent se plaindre après la victoire. En troisième lieu, lorsque des volontaires demandent des congés qu'on leur refuse, il est naturel qu'ils les prennent.

Et il faisait adopter un projet de décret tendant « à remédier à tous ces inconvénients » *.

Il n'y avait de remède que dans une forte et solide orga-

1. Lettre de Gossuin et Camus, lue dans la séance du 8, Moniteur du 10^ I. XI V, p. 693.

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