Armée du Rliin, aux dates
2. Armée du Rhin et armée de la Moselle, aux dates des 11 et 20 mars. Rappelons que Cusline commandait les armées des Vosges et du Rhin réunies, avec Després-Crassier en sous-ordre h l'armée du Rhin: Tarmée de la Moselle, en l'absence de Beurnonville qui était ministre, élait commandée par Ligniville et, pendant une indisposition de Ligniville, par d'Ahoville (29 mars).
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Belgique, et Dumouriez s'était rendu alors phis suspect que ne Tavait pu faire sa défaite. Déçu dans toutes ses espérances, arrêté en Hollande où son armée, depuis son départ, était forcée de lâcher prise, chassé de Belgique et chassé sans retour par le soulèvement des Belges dont il rapportait, non sans raison, la cause aux jacobins, il voulait renverser le gouvernement *. Il voulait le renverser avec le concours de son armée, qu'il croyait fidèle à sa personne, et l'appui de Tennemi, qu'il estimait sympathique à son œuvre. Il voulait rétablir la Constitution de 1791 et ne s'en cachait guère. Trois émissaires de Lebrun, Proly, Dubuisson et Pereyra, qui étaient venus le voir et l'interroger (ce qu'on exprime en un mot aujourd'hui), surprirent ses intentions et les dénoncèrent à Paris. La Convention ne pouvait pas attendre davantage. Dumouriez fut mandé à la barre. On sait comment les quatre commissaires envoyés à son armée pour lui signifier ce décret dans son quartier général de Saint-Amand, Camus, Quinelte, Bancal et Lamarque, furent arrêtés par lui, et le ministre de la Guerre avec eux, et comment Dumouriez à son tour, qui espérait marcher à la tête de son armée sur Paris, fut réduit à fuir dans le camp de l'ennemi '.
i. Voy. Thicrs, l. Hl, p. 304-306.