Moniteur du 7 avril, t. XVI, p
3. Le 7 avril, le ministre de la Guerre évaluait l'armée du Nord près de Lille à 25 000 hommes (AF+ H, 45, à la dale). Le 13 avril, Dampierre demande au ministre, h défaut de Veneur (Lcvencur), Lamarliëre pour commander l'armée des Ardenncs el Lamarche en second pour l'armée du Nord. Levcneur, général de l'armée des Ardennes, avait été arrêté pour sa conduite h. celte armée; il fut mis en liberté et mené à Paris où il se disculpa devant le Conseil exécutif et le Comité de salut public (21, 24 et 29 avril, AF+ n, 2 et 45).
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raencer le blocus de Condé *. L'armée était donc saine et sauve, et, dès le 6 avril, Dampierre constatait que les soldats, revenus de leur égarement, rejoignaient leurs drapeaux . Mais il ne suffisait pas de recueillir les débris de cette armée ; il fallait la réorganiser, la compléter et lui donner les moyens de combattre. C'était la mission spéciale des représentants, et ils s'en acquittaient avec ardeur *. Ils en témoignent par les détails qu'ils donnent sur les différents corps soumis à leur inspection. La concentration s'était faite en partie sous la pression d'une force supérieure. L'ennemi occupait déjà Comines, Tourcoing et Roubaix. Tous les petits postes avaient été contraints de se replier sur les villes fermées. Duhem, Duquesnoy, L. Carnot, Gasparin se félicitaient du bon esprit qui régnait dans le camp de la Madeleine sous Lille (13 avril). Dubois-Dubuis et Briez complimentaient aussi le général Chance! de ses mesures de défense dans Condé. Condé était la clef de Valenciennes i la principale protection de Valenciennes, c'était l'Escaut, et Condé commandait en aval l'inondation dont la ville pouvait s'entourer. Il fallait aussi songer à Dunkerque, et c'était l'une des principales préoccupations de Carnot'. Il fallait songer à Maubeuge : Dubois-Dubais et Briez, laissés seuls à Valenciennes par le retour de leurs collègues Bellegarde, Lequinio et Cochon à la Convention, demandaient qu'on y envoyât des représentants auxquels on confierait en même temps Avesnes, Landrecies, Philippeville et Givet, tandis qu'eux-mêmes veilleraient sur Valenciennes, Denain, Condé, Le Quesnoy, Bouchain et Cambrai. On s'occupait même aussi des places de seconde et de troisième ligne comme Péronne. Le décret du 4 mars l'avait prescrit et Delbrel y obéissait quand il exposait à son collègue Carnot, la nécessité d'établir une armée sur les hau-
1. Lettres de Dubois-Dubais, 10 et 13 avril, armée du Nord, aux dates.