Armée du Nord, aux dates
4. Servan avait remplacé de Grave le il mai 1792, Moniteur du 12, t. XU, p. 360.
lOSTIÈRB DC SORD (aVBIL-SEPTEÏDHE 92, 7 Ire l'insullc faitcà la ConsliUition el au roi; 'enues des divers points de la France espriloules la même ])ensêc. Mais l'Asserablée jilli sa démarclie et la cour avait peu de foi [a donc de rejoindre son armée pour ne pas l'il la laissât. de propos délibéré, sans clieFen nnemi redoutable. « Les Prussiens avaient alité el 80 000 hommi-s de la vieille armée vançaieut par Coblentz sous la conduite du îck '. ..
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dn d'.la Ricolulion fran^iit. livre VI I, II. p. IW. UJuillet 1-», 1. XIU. p. I0-.
namlé dans mi demicre dt-pcchc. di^l-îl. que je votiboti* du Rhin en clat de guerre à deux lieues de à'isrifleilons ultérieures m'ont laîl craindre d'oui repasser I but qu'un géoêral puisse urdnnner aa\ hobitanls de arées; il faut qu'il pui^^ leur faire prendre le^ ■rIne:^. 1 Mrrice hatiituel, commander des services de voilures, wirïlanis d'approTisionner ses armées de munitions de Dclie. Il etl une rouJiitude d'autres mesures nécessaires teces el qu'il faut autoriser les généraux «le prendre. • — il a été obéi. — ■ Mais ce zile digne de toutes sortes
François; mais outre que les armées étoient aguerries, elles n'étoient pas travaillées par des agents secrets qui paralisent les soins des officiers supérieurs.
Et il signalait une autre raison de faiblesse dans son armée :
Une armée dans laquelle une prodigieuse émigration a porté rapidement aux grades supérieurs des officiers qui n'ont point Texpérience, à laquelle ne supplée pas toujours la bonne volonté *.
Il importe de signaler cet état de nos armées pour apprécier, dans une juste mesure, la responsabilité de ceux qui jetèrent le pays, si mal préparé, dans la guerre, dans une guerre à toutes les couronnes, et le mérite des hommes qui firent de ces soldats les vainqueurs de Valmy, de Jcmmapes, de Waltignies et de Fleurus.
Cette situation militaire , qui donnait tant de sujets d'inquiétude sur la sécurité des frontières, réagit sur la situation intérieure. Dumouriez fit renvoyer les ministres girondins (Roland, Servan et Clavièrc) et il dut rendre luimême son portefeuille, n'ayant pu obtenir la sanction du roi à la loi qui frappait de déportation les prêtres insermentés. Il y eut donc un Ministère qui avait contre lui la Gironde et n'avait plus pour lui Dumouriez. Que lui restait-il? Lafayette, peu goûté pourtant de la reine, Lafayctle qui, trop confiant dans son influence personnelle, avait osé intervenir, lui chef d'armée, dans le débat. Sa lettre de remontrances à l'Assemblée lui ôta tout crédit dans le Parlement, et elle provoqua cette autre lettre qui fut portée par le faubourg Saint-Antoine à l'Assemblée, et fit entrer Témcute dans les Tuileries le 20 juin.
Cette violence faite à la royauté produisit, il est vrai, une réaction. Lafayette n'écrivit plus; il fit écrire Luckner et se présenta lui-même à l'Assemblée pour protester, au nom
1. Dépôt de la Guerre, armée du Nord, aux dates. Le 2 juin, d'UarviUc, lieutenant général, donnait sa démission, prétextant sa santé et particulièrement l'insubordination des troupes.
en. XXVI. — FRONTIÈRB DU NORD (AVRIL-SEPTEMBRE 92) 7
(le l'armée, contre Tinsulte faite à la Constitution et au roi; et les adresses venues des divers points de la France exprimaient presque toutes la même pensée. Mais TAssemblée avait mal accueilli sa démarche et la cour avait peu de foi on lui; il se hâta donc de rejoindre son armée pour ne pas laisser croire qu'il lalaissât,de propos délibéré, sans chef en présence d'un ennemi redoutable. « Les Prussiens avaient rompu la neutralité et 80 000 hommes de la vieille armée de Frédéric s'avançaient par Coblentz sous la conduite du duc de Brunswick '. »
Devant les défiances qu'inspirait la cour, il eût été bien naturel que l'Assemblée s'occupât de la situation des armées, et c'est ici que, pour la première fois, l'institution des représentants en mission se montre en germe. Le iO juillet, Lamourette avait proposé, entre autres choses, d'envoyer des commissaires aux frontières pour examiner l'état de nos forces *. L'Assemblée vota l'impression de son discours, mais non la chose qu'il proposait. Il y avait pourtant des mesures que l'on pouvait avoir besoin de prendre sur les lieux, sans qu'on eût le temps d'en référer à l'autorité supérieure : celles par exemple que l'état de guerre mettait à la discrétion d'un général. Mais dans quelles limites de lieu un général pouvait-il déclarer l'état de g^uerre? C'est une question qui faisait l'objet d'une lettre écrite au Ministre par le général Lamorlière, commandant alors par intérim l'armée du Rhin, et que le Ministre communiqua le 15 juillet à l'Assemblée^. La lettre fut renvoyée
1. Thiers, Histoire rf* la Révolution française, livre VI (t. II, p. 129).