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Armée du Nord, à la date

eu. XXIX. — FIN DE LA CAMPAGNE DE 1793 141

Levasseur, on te guillotinera si tu nous trahis! » Bouchard savait bien que Custine n'était pas un traître.

Houchard attaqua et battit les Anglais à Hondschoote (8 septembre), bataille qui dégagea Bergues et amena la levée du siège de Dunkerque *. C'est bien ce que Carnot lui avait demandé par-dessus tout. Delbrel et Levasseur avaient pris part au combat *, et tous se félicitaient du succès de la journée. Carnot aussi adressa au général les félicitations du Comité de salut public, non sans y joindre l'expression de quelques regrets (13 septembre) :

Nous avons reçu avec la plus grande satisfaction, disait-il, la nouvelle de vos brillants succès. Nous ne pouvons cependant nous empêcher de regretter infiniment que le grand projet qui avoit été formé d'abord pour envelopper entièrement Tarmée angloise et l'écraser en marchant directement sur Fumes, Ostende et Nicuporl n'ait pas eu lieu. Quoi qu'il en soit, il faut profiter du moment d'enthousiasme et vous hàler de faire lever le siège du Quesnoy. Nous recevons les nouvelles les plus alarmantes de cette partie de la frontière. On nous assure que la garnison de Cambray a été taillée en pièces...

Elle avait essuyé un grave échec à Avesnes-le-Sec et y avait perdu ses canons '.

C'est à vous à voir... s'il convient mieux de marcher directement sur le Quesnoy que de l'enfermer (l'ennemi), en emportant ses magasins et enveloppant les villes de Valencienncs et de Condé. Tombez en masse sur les ennemis et profitez de l'énergie françoise et de la juste confiance que vous avez inspirée aux troupes que vous commandez *.

Bouchard, dans sa lettre du 10 septembre, avait exposé au Ministre pourquoi il n'avait point marché sur Furnes.

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