I. Le Procédé, juin 1906, p
LES ENGRBS DR COULEUR sSl
142. Essai spectrophotométrique des encres. — Pour l'étude complète d'une encre de couleur, telle qu'elle devrait être entreprise dans les laboratoires des fabriques d'encres pour impressions, et pour construire la courbe indiquant la proportion pour cent de chaque radiation réÛéchie par Tencre considérée, des mesures devraient être faites au spectrophotomètre, de façon à comparer la lumière diffusée normalement à sa surface par une couche de Tencte en essai, et la lumière diffusée dans. la même direction par le papier nu. éclairés l'un et l'autre sous une incidence de 45° de façon à éviter l'accès au spectrophotomètre de la lumière blanche réÛéchie par les surfaces semi-brillantes de l'encre et du papier.
Pour un essai moins précis, mais suffisant en bien des cas, ou peut, employer le mode opératoire décrit au §14.
Accessoirement, on pourrait compléter ces essais par un essai en transparence, effectué au spectrographe, en accolant deux verres sur chacun desquels aurait été étalée au rouleau une couche d'encre à intensité légèrement réduite.
143. Essais de stabilité. — Les essais de stabilité à la lumière sont faits habituellement en comparant la décoloration de l'encre considérée à celle de la laque rouge d'alizarine dont on exprime la solidité par loo. Sous les climats tempérés, ces essais exigent de longs mois d'exposition à la lumière naturelle. Tenir compte de ce que beaucoup de colorants, paraissant inaltérés en couches épaisses, subissent des variations relativement rapides en couches minces ; c'est donc toujours sur une impression peu chargée que l'on effectuera ces essais, les papiers encrés étant coupés en deux fragments, dont l'un est conservé comme témoin, et l'autre exposé au sud, si possible à l'extérieur des fenêtres. On peut accélérer davantage encore la décoloration par dilution de l'encre considérée dans dix fois son volume d'encre blanche à l'oxyde de zinc, une couleur très fugace manifestant