ÉTABLISSEMENT DES PLANCHES ET IMPRESSION
144. Copie sur métal. — Quand les négatifs tramés ont été exécutés sur plaques au gélatinobromure, il est nécessaire de tenir compte, pour la copie, des caractères différents des négatifs tramés sur gélatino-bromure et sur collodion : un bon négatif tramé sur gélatino-bromure doit paraître « plat », et présenter des points relativement gros dans les ombres, ressemblant ainsi à un négatif sur collodion humide beaucoup trop posé. De plus les points du tramé ne sont pas aussi opaques que sur collodion, môme en leur centre, et se dégradent vers leurs bords ; enfin l'image n'est pas exclusivement superficielle, mais distribuée dans l'épaisseur de la gélatine, et, quelque parfaits que soient les verres -support, ils ne sont pas parfaitement plans et l'image n'est donc pas en contact rigoureux avec le métal sensibilisé.
Tandis que, dans la copie d'après négatifs sur collodion humide, il y a une assez large tolérance dans la durée de l'insolation, toutes variations de cette durée déterminent, dans la copie d'après négatifs au
X. Dans ce chapitre nous considérerons surtout le cas de la similigraYure, mais plusieurs des recommandations faites s^appliquent avec de très légères variantes au cas de la photolithographie.
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des images considérée isolément : si Tune des images paratt heurtée et une autre très plate, ne pas chercher à les ramener au même caractère ; se baser exclusivement, si quelq ue intervention est nécessaire, sur les images du témoin de sélection gris neutre.
Dans la cuisson de Témail, éviter toute chauffe exagérée : un métal laminé, chauffé puis refroidi, surtout le zinc, ne se contracte pas également pendant son refroidissement dans le sens du laminage et dans le sens perpendiculaire. Il serait même prudent, surtout dans le cas de clichés de grandes dimensions, sur lesquels cette distorsion serait plus apparente, de couper le métal en ayant soin d'orienter toutes les images dans le même sens.
145. Tracé de rencadrement. — Avant toute autre opération, on doit reprendre à Toutil les traits de repère en choisissant, parmi les diverses croix qui ont pu être tracées, celles qui paraissent les plus nettes sur tous les clichés, et reboucher les autres au vernis pour éviter toutes confusions.
Tracer alors, s'il y a lieu, l'encadrement. Le filet n'est imprimé qu'en une seule couleur, le noir ou, en cas de trois couleurs seulement, le bleu ; on évite habituellement de Tisoler de Timage proprement dite par un filet blanc, pour ne pas rendre plus apparents les menus défauts du repérage.
Dans le cas d'un encadrement rectangulaire, et si on ne dispose pas d'un outillage particulier pour la gravure des filets en repérage, la délimitation des autres cUchés sera faite postérieurement à la morsure (§ 149).
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cette direction de lignes soit orientée dans le sens du balancement.
Dans le plus grand nombre des ateliers on se borne, après cette morsure, au tirage d'épreuves en noir de chacun des clichés, ces épreuves étant remises en même temps que les planches aux chromistes chargés de Inachèvement du travail, par couvertures successives au vernis et remorsuves*
De même que l'intervention des similistes est nécessaire pour amener en bonnes valeurs une similigravure monochrome, de même, et à plus forte raison, Tintervention de chromistes habiles est-elle nécessaire eu similigravure polychrome où, aux corrections individuelles de chaque image, viennent s'ajouter les corrections dans le dosage respectif des couleurs, nécessitées par les incorrections habituelles de leurs nuances ; mais le chromiste ne fera de bon travail avec un rendement rémunérateur que si, avant toute intervention locale, il dispose d'une épreuve complète en couleurs tirée aussitôt après la première morsure uniforme de tous les clichés de chaque jeu. Bien rares sont en effet, si même il en existe, les chromistes qui, au vu d'épreuves en noir de chacun des clichés, peuvent exactement prévoir ce que sera l'image polychi*ome correspondante, et peuvent en conséquence déterminer avec certitude le sens et le degré des corrections nécessaires, d'autant plus que si les opérations ont été conduites normalement et que les encres ne soient pas trop incorrectes, ces corrections sont habituellement peu importantes.
On ne tire souvent les épreuves en couleurs qu'au
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On pourra cependant recourir utilement à ce moyen quand le document remis au chromiste pour le guider dans son travail est une photographie en couleurs sur plaque autochrome ; un écran, préparé suivant le mode d'éclairage employé, remplacerait alors le verre dépoli d'un pupitre à retoucher.
Ecrans secs Lampes Manchons
en gélatine électriques incandescents
(A VON HûBL) à filaments métalliques au gaz
Bleu de tolaidine o mg. loopar cmq o mg. 080 par cmq. Rouge solide D o mg. o25 » o mg. o3o »
Pour l'éclairage général d'un atelier, ou d'une table dé travail, par de la lumière approximativement blanche, on est nécessairement amené à associer aux lampes à lumière jaune un éclairage riche en radiations bleues et violettes, soit donc une lampe à mercure en tube de verre, les lampes à incandescence étant utilisées éventuellement à constituer tout ou partie de la résistance nécessaire au fonctionnement de la lampe à mercure. Pour éviter alors que le chevauchement des ombres dues à ces sources différentes ne produise des franges colorées, l'ensemble des appareils d'éclairage est disposé derrière un dîfluseiu* en verre givré ou dépoli, des rideaux arrêtant éventuellement la lumière en provenance directe des lampes.
L'emploi de diffuseurs de grande étendue a d'ailleurs un autre avantage : les contrastes d'une image, vue par la lumière qu'elle diffuse, sont d'autant plus grands que la source lumineuse est plus étendue, et atteignent leur maximum dans le cas d'examen en lumière naturelle diffuse, en plein air ou à proximité immédiate d'une fenêtre, à l'abri du rayonnement solaire direct.
148. Retouches à Toutil. — Lorsque le retoucheur doit pratiquer des surcoupes k Toutil dans un des clichés à couleur forte (bleu, rouge, noir), il
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un aide Teusemble de là planche et de la carte au moyen de fortes pinces de bureau ; on peut alors dégager les aiguilles et marquer au pointeau, au travers des perforations de Tépreuve, les sommets du rectangle limite.
Répéter la même série d'opérations sur les autres planches, puis tracer les rectangles avec une pointe ou une échoppe fine en joignant, sur chaque planche, les quatre sommets pointés, ces rectangles indiquant les limites du biseautage.
150. Tirage des épreuves. — Au cours des opérations de morsure, pour guider le travail des chromistes (§ 146) et après achèvemeat, pour être jointes aux clichés lors de leur livraison et servir de guide à l'imprimeur, on procède au tirage d'un jeu complet d'épreuves (épreuves d'état et épreuves définitives) comprenant une épreuve de chaque planche, imprimée isolément à sa couleur normale, et une série d'épreuves montrant les étapes successives de l'impression, dans Tordre normal de la superposition des images. Un jeu d'épreuves pour impression en quatre couleurs comprendra ainsi : sept tirages :
Gris (ou noir), rose, rose sur gris, jaune, jaune sur rose et gris, bleu, bleu sur jaune, rose, et gris.
On y joint quelquefois, et c'est là une utile précaution, une épreuve tirée en noir du cliché du jaune, de façon à permettre au conducteur de régler sa mise en train sur une image plus aisément lisible.
Les épreuves définitives destinées à l'imprimeur doivent être numérotées de façon à indiquer Tordre