HISTORIQUE
Le calcanéum avait été autant que possible respecté par les différents opérateurs, certaines théories physiologiques le considérant comme un pont d'appui nécessaire pour la station et la marche normale.
Les chirurgiens anglais ont revendiqué pour leurs compatriotes Greenhow ou Hancock la priorité de l’ablation-du calcanéum. Mais leurs prétentions ne sont nullement fondées. « L'acte de naissance ds l'extirpation du calcanéum est inserit à Milan et non à Londres » dit Vaquez dans sa thèse de 1859. En effet Montégqia en 181%. enlève le premier le calcanéum tout entier sur un sujet scrofuleux. Mais on se rappelait son imsuccès. Aussi malgré l'observation de Larrey qui avait vu un malade marcher après l'évacuation du calcanéum à la suite d’une blessure, malgré les résultats obtenus par Robert (1844), par Rigaud de Strasbourg, par Mayer, malgré les exemples donnés par Hancock (1848), Greenhow Hilton (1855), l'extirpalion du calcanéum était une opération rarement pratiquée et considérée comme audacieuse. ’
Lienhard en 1858 écrivait : « De toutes les extirpations des os du pied, celle du calcanéum a le moins de chance de laisser un pied utilisable et ceci non seulement parce que le tendon-d'Achille perd son point d'appui, mais
2 10 surtout parce que le pied est privé de son soutien prin - Cipal ».:
En 1859, nn fit une ablation du calcanéum sur une petite fille de neuf ans en conservant le périoste et renouvela l’opération en 1861 sur une autre pelite fille de onze ans. En 1864, ilappliqua cette opération aux fractures par armes à feu dans la guerre du Schlesvig et obtint d’après Heine une reproduction de Fos. Jusque là on n'avait pas décrit de procédé pour l'ablation sousperiostée et ceux qui avaient accepté l’idée cherchaient à l’exécuter par les anciennes incisions en soulevant le périoste avec des élévatoires plus ou moins proprès à le conserver régulièrement. C'est alôrs qu'Oflier, fit connaître Sa méthode, sous-périostée, méthode grâce à laquelle la et conservatrice jusqu'alors dédaignée reprit tout à coup une force nouvelle.
En 1858, 11 démontre la régénération des os el des articulations par le périosle conservé. C'est à lui que revient le mérite d'avoir méthodiquement créé les résections sous-périostées et d’avoir mis au point cette méthode à laquelle Sédillot essaie en vain l'opposer l’évidement des os. -
Dès lors Vo/#mann-Koenig en Allemagne: Le Fort- Verneuil, Lucas Championnère apportent des faits nouveaux. FS
En 1889, M. 12 Professeur Forgue, fait paraître un travail sur la chirurgie conservatrice dans la tubereulose du pied, travail qui fait l’objet de la IHÈSE de Guitton
(Montpellier 1889).
Puis vient la thèse d'Awdry (4890). En 189] parait
le traité de résection d’Oflier. Ensuite viennent les tra-
Fa NE RES
vaux de Gangolphe, de, Mondan (4894), la thèse de
Mauclaire sur la tuberculose du pied. Plus récemment
il faut citer les thèses de Léotaud (1900). Pinard (1909).
Richard d'Angers, d'Eddington sûr la tuberculose du
calcanénm. Enfin, il faudrait citer tous les cas isolés
observés pendant la guerre et dont Leriche fait une étude dans son livre sur le traitement des fractures.