‹ Les Réservoirs du Virus de la PesteChapitre 9 sur 22 · SE EUR · texte numérisé non relu

SE EUR

raisons une seule et même affection est, tantôt rapidement mortelle et tantôt, tellement atténuée qu'elle n'oblige parfois même pas le malade à s’aliter, ces deux extrêmes laissant place, entre eux, pour toutes lès formes intermédiaires,

Faut-il attribuer ces variations dans l’évolution clinique des différentes épidémies de peste à des conditions hygiéniques, climatériques ou telluriques différentes, ou bien ne faut-il voir dans ces faits qu’une question de résistance de l'individu, de la race ?

Il est évident que Ia propreté des appartements, les conditions du vêtement et du couchage, la diminution du nombre des animaux domestiques dans les maisons, tout ce qui, en un mot, concerne la salubrité, r’a d'influence que sur l’extension de la peste, en favorisant la pullulation des rats et des puces, mais n’exerce aucune influence sur la virulence de lPépidémie. L’hygiène défectueuse des immenses populations de la Chine et de l’Inde explique, sans doute, le grand nombre d'individus atteints par lPépidémie, mais ne justifie pas la gravité présentée par Paffection chez chacun de ces individus.

Il en est de même des conditions climatériques (certains auteurs font jouer un rôle à la température qui, trop élevée, serait défavorable à la conservation du virus pesteux) et telluriques (élévation du sol, humidité, caractère géologique des terrains), encore œue ces conditions soient très discutables.

La résistance de l’Individu et de la Race s’appuic sur ce fait qu’à la Réunion, à l'ile Maurice par

LHOitée

exemple, où la peste sévit presque constamment, aux Indes où elle a fait de si effroyables ravages, il est extrêmement rare que les Européens soient touchés. L’'argument est impressionnant, mais outre que limmunité relative de certaines races ne repose pas sur des bases absolument scientifiques, comment expliquer par une immunité relative l'épidémie d'Astrakan er 1877, qui fut tellement bénigne qu'elle ne fut diagrostiquée que deux ans plus tard, quand une autre épidémie semblable, mais meurtrière, fit reconnaître qu’il s'agissait bien de peste, dans les deux cas ? Le fait a ici la valeur d’une expérience, puisqu'il est survenu dans un même pays, partant, chez une même race

Il nous semble, suivant en cela M. Tanon, que l'épidémie de peste humaine est bénigne lorsque la peste du rat, dont elle dérive, est elle-même bénigne. Au contraire, quand l’épizootie fait mourir les rats en masse, l'épidémie humaine est sévère.

La peste du rat, en effet, n’est pas toujours mortelle, comme on a tendance à le croire classiquement. Nous verrons, plus bas, que les Commissions anglaises des Indes ont établi qu'il existe chez le rat une forme chronique de la peste et une forme de guérison : « resolving plague ». Pour l'instant, nous nous bornerons à citer quelques exemples où l'épidémie humaine n’a pas été précédée d’une mort en masse des rats. R |

C’est ainsi que le D' Sanquirico, médecin de l’Assistance publique en Annam, parlant de la transmis-

pe

sion de la peste par les rats s'élève contre les tendances qu'ont les auteurs classiques de faire jouer à ces rongeurs un rôle par trop exclusif dans la propagation de cette maladie et, à l’occasion d’une épidémie de peste bubonique qui'a coûté la vie à la moitié de la population d’un village de sa circonscription médicale en 1913, il n’a pas pu trouver ces animaux vivants ou leurs cadavres dans les recherches qu’il a fait entreprendre de concert avec l'Administration. M. Sanquirico n’est d’ailleurs pas le seul médecin qui ait chservé ces faits. Dans son rapport sur l’épidémie de peste bubonique des environs de Tomerre en 1911, M. Lepène, médecin-chef de l'Hôpital, dit qu’il lui a été impossible de trouver des rats contaminés malgré les primes relativement élevées que lon offrait aux indigènes pour en découvrir, et il conclut, avec exagéralion sans doute, que ces animaux paraissent jouer, dans la transmission du bacille de Yersin, un rôle tout à fait illusoire.

De même, comme le dit M. le D' Raynaud, chef du service sanitaire maritime en Algérie, la peste algérienne de 1907 ne s’est pas révélée par une épizootie chez les rongeurs, fait confirmé pour Oran par Béral, dans sa thèse inspirée par M. le D' Brégeat.

Proust déclare que les rats n’ont pas été également atteints dans toutes les localités où a sévi le fléau, et il cite l'exemple de Glasgow, en 1900, où l’on n’a pas pu trouver de rats malades.

Ainsi l'épidémie n’est pas toujours précédée d’une épizootie, La proposition inverse n’est pas moins vraie :

MT Es

et, au cours de la peste algérienne de 1907, on trouva à Bougie une cinquantaine de rats morts, sur les quais, dans le courant du mois d'octobre. Or, Bougie fut le seul port d'Algérie où aucun cas humain de peste ne fut relevé ! Dans plusieurs circonstances un navire a pu contenir des rats pesteux sans que l’on ait eu à relever aucun cas de peste chez l’homme, au cours de la traversée ou après le débarquement, et en janvier 1901 notamment, deux navires infectés sans doute à Smyrne, disent Kossel et Nocht, ont aborde, l’un à Bristol, l’autre à Hambourg (Pergamon), ayant à bord des ‘rats pestiférés, sans qu'il y ait eu d’hommes malades.

Ne se trouve-t-on pas ici en présence d’un désaccord flagrant entre l’épizootie mürine et l'épidémie bumaine ? Ces exemples montrent bien que l'épidémie «st loin d’être constamment subordonnée à l’epizootie comme on l’a cru couramment jusqu'ici, comme l’admet la théorie classique qui veut que la courbe de morbidité humaine suive de très près celle de la morbidité des rats.

Certes, si personne ne doute plus aujourd’hui de l'identité de la peste mürine et de la peste humaine, s’il est vrai que dans la grande majorité des cas l’épidémie est étroitement liée à l’'épizootie, il n’en est pas moins possible que; malgré l'existence de toutes les conditions généralement considérées comme favorables à l’éclosion de l'épidémie (abondance des rats ct des puces, température ni trop sèche ni trop élevée) cette épidémie n’apparaisse pas. Ce fait n’est pas

unique en pathologie exotique. Martin, Bawdevin, Lebœuf, Huot, Roubeaud, Jamot, Tanon, etc. ont rapporté plusieurs cas où ils ont constaté, dans certaines régions du Congo, que les glossines abondent alors que la maladie du sommeil est très rare, tandis que, inversement, l'affection sévit sévèrement sur des territoires sans glossines. Pourquoi ne reconnaîtrions pas que le parallélisme peut être tout aussi discordant Pour Ja peste, entre les rats et la maladie, qu'il l’est pour la maladie du sommeil entre les glossines et. l'affection ? Martin explique cette discordance par la spécialisation, en quelque sorte, des tsé-tsés qui ne viquent l'homme qu’à défaut d'hôte plus favorable, spécialisation admise par M. Brumpt et la majorité des auteurs.

Or, la même explication est valable pour la peste. En effet, quoi qu’on ait dit de lubiquité de la puce du rat, æenopsylla chéopis, qui serait aussi bien capable de piquer l’homme que le rat, il n’en est pas moins établi, comme le dit M. Joyeux, que cette ubiauité n’est qu'apparente. Netter dit que, d’une façon générale, les insectes parasites se spécialisent à une espèce animale et l’homme prend relativement rarement les parasites animaux. « Nôus avons trouvé, dit-il, comme Simond pour les rats, que les souris de laboratoire, quand elles sont malades, sont couvertes de puces qui se sauvent en tous sens quand on fait l'autopsie de ces animaux, mais nous n’avons jamais eu à souffrir de leurs piqûres, tandis que dans Îles consultations des Hôpitaux, leurs congénères, com-

mensales de l’homme, n’ont pas cette discrétion: » En vérité, la puce possède un hôte de choix et elle n’en pique d’autres que lorsque celui-ci fait défaut. Cela est si vrai que les élevages de xenopsylla chéopis faits sur l’homme, ne tardent pas à péricliter, pour s’éteindre à la 3° ou à la 4° génération.

Aïnsi, bien que la puce du rat soit toujours le point de départ de l'épidémie humaine — nous verrons au Chapitre II les restrictions qu’il convient d’apporter — cette épidémie humaine n’est pas toujours nécessairement précédée par une épizootie. Il nous faut donc admettre, en l’absence d’épizootie pour expliquer l’épidémie, que la contagion est interhumaine.

Cette contagion a été entrevue comme possible par tous les auteurs. Elle est aujourd’hui admise et nous r’y insisterons pas. Sans parler de la contagion de la peste pneumonique qu’un grand nombre d'auteurs croit uniquement interhumaine, la transmission à un individu de la peste bubonique par les puces, ou même les punaises, infectées sur un autre individu, est appuyée sur un assez grand nombre de faits. - Cependant, l’on n’a pas fait jouer à ce mode de contagion un rôle bien important dans la propagation des épidémies, et l’on a tendance à croire que les parasites ne peuvent s'infecter sur un individu qu’à la période préagonique, au moment de la septicémie pesteuse, par conséquent, uniquement dans les cas qui évoluent vers la mort. |

Il est tout d’abord important de faire remarquer

que la transmission de la peste d’homme à homme,

RO

par les puces, intervient beaucoup plus souvent qu’on ne le pense généralement, et nous sommes tout disposé à admettre qu’elle intervient très fréquemment. Le D' Sanquirico, parlant de la peste du Sud-Annam, après avoir établi que l’intervention des rats n’est pas nécessaire pour expliquer Ja dissémination du bacille Pesteux, ajoute : « Qui connaît le pays sait qu’il se trouve dans les dunes des puces énormes que les gens du pays appellent puces de sable, et qui s’aggrippent aux vêtements avec une ténacité extraordinaire. Il suffit de rester quelques heures au milieu de ces dünes pour en être littéralement infecté. Elles pénètrent vos molletières, vos costumes blancs et, malgré toutes les précautions que voüs preniez pour vous en débarrasser, huit jours après vous en trouvez même ‘dans votre appartement et dans votre lit. » Et il conclut : « On comprend alors facilement que ces puces puissent donner lieu à ces petits foyers de peste que l'on constate dans ces pays depuis quelques années. »

Concernant la contagion interhumaine, M. Rathery a rapporté, à l’occasion de l’épidémie de Paris, en 1920, à la Société Médicale des Hôpitaux, un cas où les deux premiers morts ont contagionné seize per- .sonnes de leur famille ou de leur entourage, en disséminant l'affection dans les quartiers les plus divers. Cette dissémination suit exactement le déplacement des visiteurs qui créent quatre foyers secondaires. La contagion se fait soit directement, frappant les gens qui ont veillé eux-mêmes les morts, ou par leur inter-

médiaire, grâce au transport de puces pusteuses

es OL

infectant des gens qui n’avaient jamais fréquenté les lieux contaminés. à

Du reste, à la faveur de l'hygiène, la contagion interhumaine qui a joué un rôle important, à notre avis, dans les épidémies passées, acquerra une importance encore plus considérable dans les épidémies à venir, du moins dans nos pays.

En effet, l'hygiène a éloigné des habitations et éloigne tous les jours davantage le rat noir domestique ou mus raltus. Celui-ci se trouve relégué maintenant dans les campagnes, et il est supplanté par le rat gris ou surmulot, mus décumanus, improprement appelé rat d’égout, le plus féroce des rats d'Europe. Mus décumanus utilise les égouts pour ses déplacements, mais'il ne peut pas s’y nicher, lorsqu'ils sont bien construits, comme c’est le cas à Paris. Il n’habite pas les maisons où il vient seulement chercher sa rourriture, et il niche dans le sol où il se creuse des terriers communiquant entre eux par des galeries; il vit moins au contact de l’homme et il a voue au rat domestique une haine féroce.

En second lieu, il n’est pas nécessaire que la peste ait évolué chez un individu jusqu’à la mort, pour que la contagion interhumaine soit possible. Il a été signalé en 1910 par Uriarte et il a été definitivement établi par MM. Teissier, Tanon,. Gastinel et Reïlly,

depuis l'épidémie qui a sévi à Paris, en 1920, que :

1° La présence, dans le sang, du bacilte de Yersin est habiluelle dans les premiers jours de la maladie

et il ne s’agit pas seulement d'un envahissement sanguin préagonique ;

2° Que les formes les plus bénignes peuvent s'accompagner de baccillémie précoce;

3° Que celte baccillémie des formes bénignes de la maladie, correspondant à la simple présence du bacille dans le sang, doit être différenciée de la septicémie pesteuse ou secondaire, qui est habituelle aux formes graves, avec disséminations viscérales mulliples.

Ainsi l'épidémie peut ne pas dépendre étroitement de l’épizootie, cette épizootie peut être atténuée, mais la peste de l’homme qui, ainsi que nous le verrons, peut théoriquement partir de l’homme, a presque toujours son point de départ chez le rat.

Dès que la spécificité de la peste fut connue, on put se rendre compte que, dans les conditions ordinaires, le bacille ne peut vivre plus de quelques jours en dehors de l’organisme de l’homme, du rat ou des puces. Aussi, le retour des épidémies, périodiques ou non, n'est-il pas ce qui a le moins intrigué les épidémiologistes, et la conservation du virus dans la nature, la forme sous laquelle l'affection peut rester latente, a été l’objet de nombreuses recherches.

Simond, le premier, en 1898, émit l'hypothèse que : la peste pouvait continuer à exister chez les rats, à l'état chronique, et il termine son magistral exposé de la peste, dans le Traité de Pathologie exolique de

Grall et Clarac par cette phrase : © La part d'hypo-

thèse est encore trop grande dans l'histoire de cette maladie el sur nombre de points importants comme celui de la conservation du virus. »

Les Anglais, plus directement intéressés que nous à la question, à cause des énormes ravages causés par la peste dans leur immense colonie des Indes, s’y sont particulièrement consacrés,

Koile décrivit la peste chronique chez le rat dans quelques expériences de laboratoire, mais cette forme de peste n’avait pas encore été observée dans les conditions naturelles, et Tidswell ne l'avait jamais rencontrée à Sidney, malgré le grand nombre d'examens Ge rats faits dans cette ville par le Board of Health de 1900 à 1904.

Il faut arriver jusqu'aux remarquabies travaux des Commissions anglaises pour l'Etude de la Peste aux Indes, pour constater un réel progrès.

En effet, tous les rats capturés ou trouvés morts à Bombay au cours de l’année 1905 furent svstématiquement examinés : 5.000 rats étaient ainsi examinés chaque semaine. Il fut établi qu'il y avait eu, chez les rats, quelques cas de peste ordinaire. En décembre 1905, les observations commencèrent au Punjab, « à une époque, dit le rapport de la Commission, où la peste n'existe ni chez les rats, ni chez les hommes. » Une vaste chasse aux rats s’organisa qui permit de capturer 1.800 rats pendant le mois de décembre. Parmi ces 1.800 rats, 9 étaient atteints de peste ordinaire, mais deux rats qui, jusqu’au moment de leur

mise à mort n'avaient présenté aucun signe d’altéra-

tion apparente de leur santé, furent trouvés porteurs d’abcès chroniques de la rate, Voici ce qui est traduit dans le rapport : « On trouva dans ces abcès des microorganismes impossibles à différencier morphologiquement du bacille pesteux, et, après une culture minutieuse et des inoculations, il ne restait aucun doute que ces rats, qui couraient en bonne santé apparente, étaient en réalité atteints de peste chronique. » On captura ainsi cinq rats jusqu’en janvier 1906 : au total, sept rats dont six avaient été capturés vivants. Pour les sept, la Commission dit que les organes paraissaient normaux et qu’il n’y avait pas d’amaigrissement.

Nous nous permettons de faire remarquer tout de suite qu'il est regrettable que la Commission anglaise se soit bornée à juger les rats en apparence et qu’elle n'ait fait porter ses recherches de bacilles que sur les rats qui présentaient des lésions macroscopiques.

Le rapport de 1907 apporte de nouvelles observations, et sur les 45 cas de peste chronique relevés en 1906, la Commission signale 12 cas ou les lésions siégeaient dans la rate, 5 cas où il s'agissait de lésions mésentériques et, fait nouveau, 28 cas d’adénites sousmaxillaires, axillaires ou inguinales. D'où la classification proposée par elle, en forme chronique viscérale et forme chronique périphérique. Les lésions, dans chaque cas, consistaient en « abcès ou nodules circonscrits, caséeux. ou durs, adhérents où non au grand épiploon ou à la paroi abdominale ». Les lésions

périphériques furent observées principalement pen-

par

dant le déclin de lPépizootie, tandis que le type viscéral dominait pendant la période interépizootique. « Aucun des 45 cas n’a montré une trace d'infection générale, » Dans la majorité des cas, les bacilles trouvés dans les lésions étaient virulents e{ la Commission déclare qu’à la suite des expériences de conrôle qui ont été faites, la diminution de virulence du bacille paraît devoir être écartée. Elie ajoute qu'au Punjab, le passage d’une épizootie à l’autre est assuré par la peste chronique, sans observalion de cas humain. « Nous pouvons commencer à croire maintenant, conclut-elle, que les rats atteints de peste chronique, tels que nous les avons décrits, possèdent une signification en tant que source de bacilles dans le retour des épizooties. » Et la statistique basée sur un nombre considérable de cas donne les proportions suivantes : 1 rat pesteux chronique pour 17.000 rats pesteux à Bombay, 9 % à Kassel, 28 % à Dhand.

La peste chronique élait dès lors bien individualisée, Mais dans son rapport de 1910, la Commission qui avail pourtant été catégorique, revient sur son affirmation de l’existence de la peste chronique. Les lésions décrites sous ce nom étant trouvées, le plus souvent, immédiatement avant ou après l’épizootie, ia présence de bacille pesteux dans ces lésions étant, dans un {rès grand nombre de cas, impossible à démontrer, elle se déclare pleinement convaineue, oprès avoir fait porter ses investigations sur un plus vaste champ, qu'elle s'est trouvée, dans les cas précédemment décrits, en présence des différentes étapes

de la guérison. Elle substitue alors le terme de « resolving plague » à celui de « chronic plague ».

Quoi qu’il en soit, à la suite de ces travaux, la conservation du virus pendant la période interépizootique, paraissait assurée, jusque dans ces dernières années, uniquement par :

1° des lésions résiduelles dans les organes d’animaux guéris : «resolving -plague ».

2° des lésions chroniques, le plus souvent cicatricielles, consistant en abcès, infarctus, adhérences de la rate, petits bubons sous-maxillaires, axillaires ou inguinaux, lésions qui avaient permis aux auteurs ‘anglais de décrire une forme de peste chez le rat, évoluant. pendant longtemps sans se transmettre à l’homme. È

Mais, nous le répétons à dessein, les auteurs anglais avaient trouvé des lésions.et leur appelation

de « chronic plague » se trouvait justifiée.

Page 1