CHAPITRE IV
Le maréchal Bazaine à Carling. — Échange des dépêches pendant la bataille de Forbach. — Rapport du général de Juniac. — Rapports des généraux Metman, Bataille et de Castagny. — Lettre du général Castex, — Lettre du colonel Gabrielli. — Position de Spickeren. — Retraite inexplicable du général Frossard.
Le 6 août, au point du jour, un télégramme de Metz prévenait le maréchal que les Prussiens comptaient nous attaquer dans la journée du côté de Carling, village frontière, sur la route de Sarrelouis, séparé de Forbach par la forêt de Kreuzwald, et on l'invitait à prendre des dispositions en conséquence.
Il courut à Carling, franchit la frontière avec son escorte et lança des cavaliers dans toutes les directions. Il trouva la forêt de l'Hôpital occupée par l'ennemi, au retour, et y reçut quelques coups de carabine de vedettes de cavalerie.
Le général Frossard lui télégraphiait :
Forbach, le 6 août 1870, 10 h. 6 m. du matin.
L'ennemi a fait descendre des hauteurs de Sarrebriick
vers nous de fortes reconnaissances composées d'infanterie et de cavalerie, mais il ne prononce pas encore un mouvement d'attaque.
Nous avons pris nos mesures sur les plateaux et sur la route. Je n'irai pas à la gare de Saint-Avold.
Et à 10 h. 40 m., il ajoutait :
On me prévient que l'ennemi se présente à Rosbruck et à Merlebach, c'est-à-dire derrière moi. Vous devez avoir des forces de ce côté.
Le grand quartier général envoyait, lui, l'avis suivant au maréchal :
Par suite de la concentration de l'ennemi entre Conlz et Sarrelouis, veillez bien de ce côté.
Le général Frossard, qui n'avait eu garde de prévenir son bon camarade de la présence de Fempereur, du prince impérial et du major général sur le terrain, au combat du 2 août, n'aurait pas été fâché de se tirer d'affaire sans son secours. Il ne se rendait qu'imparfaitement compte de la situation, et il eût été difficile qu'il en fût autrement, puisqu'il n'avait pas cru devoir se montrer sur le champ de bataille à deux heures de l'après-midi. Resté chez le maire de Forbach, où il avait été déjeuner, il semblait n'attacher qu'une médiocre importance à ce qui se passait et ne pas se douter du péril que courait son corps d'armée.
Le maréchal lui envoyait la dépêche suivante :
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Saint- Avold, une heure après-midi.
Quoique j'aie très peu de monde sous la main pour garder la position de Saint- Avold, je fais marciier la division Metman sur Macheren et Bening-lez-Saint- Avold, la division Gastagny sur Fœrschwiller et Théding.
Je ne puis faire plus : mais comme vous avez vos trois divisions réunies, il me semble que celle qui est à (ï]ting peut très bien envoyer une brigade et même plus, à Moerbach, afin de surveiller Rosbruck, c'est-à-dire la route de Assaert, par Emerweiller, et Gross-Rosselle vers Sarrelouis.
Notre ligne est malheureusement très mince par suite des dernières positions prises, et si ce mouvement offensif de l'ennemi est aussi sérieux, nous ferons bien de nous concentrer sur la position de Cadenbronn. — Cette position avait été étudiée par U'général Frossard.
Dès midi, le maréchal Bazaine avait prévenu l'empereur de l'entrée de l'ennemi à Merlebach. Il l'avertit à deux heures que le général Frossard lui annonçait être engagé tant sur la route que dans les bois et sur les hauteurs de Spickeren « que c'était une bataille » ; il lui fait connaître les mouvements prescrits aux généraux Metman et Gastagny, qu'une brigade de dragons se porte à Haut-Hombourg et que le général Montaudon, laissant la garde de Sarreguemines au général Lapasset, du 5^ corps, qui y était resté, marche sur Rouhling et Grossbliederstroff.
Comme le télégraphe ne fonctionnait plus sur les points intermédiaires entre Sarreguemines et
Saint-Avold, les employés ayant reçu, depuis quelques jours, Tordre, donné par on n'a jamais pu savoir qui, de se retirer, le maréchal était obligé de communiquer par estafettes.
La division MetmaU;, 3^ du 3^ corps, reçut ainsi à midi un quart, par un officier de l'état-major du maréchal, l'ordre de se rendre, à la légère, à Bening-lez-Saint-Avold, avec une brigade, son autre brigade sur Macheren et Mittenberg, prête à recevoir l'attaque par Merlebach, que le général Frossard faisait pressentir, ou à se porter à l'aide du 2^ corps suivant les circonstances.
Le même officier, continuant jusqu'à Puttelange, atteignit cet endroit à une heure et transmit au général deCastagny, 2^ division du 3° corps, l'ordre de se porter sur Fœrschwiller, d'y laisser une brigade et de marcher avec le reste de ses troupes jusqu'en avant de Théding, à l'ouest de la position de Cadenbronn, se reliant avec le général Metman sur sa gauche, et eyitrant en communication avec le général Frossard.
La brigade de dragons de Juniac avait quitté Haut-Hombourg à trois heures et était arrivée à quatre heures de l'après-midi à Forbach, où le général Frossard, rentré paisiblement à son quartier général, l'avait envoyée occuper les trois points de Morsbach, Bening et Merlebach.
La division Montaudon, i'"'* du 3^ corps, ne put recevoir qu'à trois heures l'ordre de se porter de
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Sarreguemines, que l'ennemi n'inquiétait plus, sur Grossbliederstroff.
La division de réserve de cavalerie du général Forton dut quitter Faulquemont, à cinq lieues en arrière des lignes du maréchal, pour s'établir à Fœschwiller.
Le grand quartier général mettait en mouvement la Garde, infanterie et cavalerie; mais elle ne pouvait être rendue à sa destination, Longeville-lez- Saint-Avold et Zimming, que le lendemain.
A cinq heures et demie, le général Frossard fait une rapide apparition sur le champ de bataille de Spickeren et télégraphie au maréchal :
Forbach, 6 août, 5 h. 45 m. du soir.
La lutte, qui a été très vive, s'apaise ; mais elle recommencera sans doute demain. Envoyez-moi un régiment.
Puis immédiatement après, cette dépêche alarmante :
Ma droite, sur les hauteurs, a été obligée de se replier. Je me trouve compromis gravement. Envoyez-moi des troupes, très vite, et par tous les moyens.
Le maréchal lui répond à 6 h. lo m. :
Je vous envoie un régiment par le chemin de fer. Le général de Gastagny est en marche vers vous; il reçoit l'ordre de vous rejoindre. Le général Montaudon a quitté
Sarreguemines à cinq heures, marchant sur Grossbliederstroff; le général Metman est à Bening. — Il ne fut appelé à Forbach que vers sept heures, quoiqu'il eût été rendu de bonne heure sur ses nouvelles positions et, à son arrivée, il ne rencontra pas le commandant du 2^ corps. — Vous avez dû recevoir la brigade de dragons du général de Juniac.
A 7 h. 22 m., autre dépêche du général Frossard :
Nous sommes tournés par Verden. Je porte tout mon monde sur les hauteurs.
Le maréchal répond :
Saint-Avold, 8 h. 15 m. du soir.
Je vous ai envoyé tout ce que j'ai pu. Définissez-moi bien les positions que vous croirez devoir occuper.
Silence! On ne va plus savoir où est passé l'ancien gouverneur du prince impérial.
A 8 h. 20 m., l'empereur qui, de Metz, semble avoir eu la prétention de diriger la bataille, télégraphie au maréchal :
Le mouvement de l'ennemi tend à vous séparer du général Frossard ; appelez à vous tout le corps du général Ladmirault. Assurez, s'il est nécessaire, la retraite du général Frossard et des troupes de Sarreguemines, sur un point en arrière que je crois — il n'en est pas plus sûr que cela — être Puttelange. La Garde doit être à moitié chemin de Courcelles à Saint-Avold.
. ' Napoléon.
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Le maréchal lui répond, à dix heures du soir, que les premières dispositions prises, et dont il a rendu compte à Sa Majesté, formaient des échelons d'appui pour le général Frossard et devaient couvrir sa retraite si elle devenait nécessaire; que nous pouvions tenir la position de Gadenbronn,qui servirait de point de ralliement aux troupes de Sarreguemines, comme à celles des généraux Frossard et de Gastagny; qu'il avait rappelé à lui la division du général de Ladmirault et que les dernières nouvelles du général Frossard étaient : qu'il se retirait sur les hauteurs, sans indiquer la direction.
Tout cela ne disait pas où était passé le commandant en chef du ^^ corps. Un rapport du général de Juniac, datte de Puttelange, le 7 août, cinq heures du matin, vint éclairer le maréchal sur le sort de son subordonné. Après le compte rendu de l'exécution des ordres qui lui avaient été transmis, M. de Juniac ajoutait :
A la fin du combat, qui s'était passé en partie en face de moi, j'ai conservé mes positions ; mais, dans la nuit, ayant envoyé une reconnaissance sur Forbach, j'ai appris que le général Frossard l'avait complètement évacué pour se diriger sur Sarreguemines, m'ayant oublié!
Toutes les troupes étant parties, et me trouvant seul, observé par l'ennemi qui m'aurait enlevé à la pointe du jour, ma position n'était plus tenable.
J'ai fait monter à cheval, à une heure du matin, dans le plus grand silence, pour dérober mon mouvement ; j'ai en même temps envoyé un adjudant prévenir les détache-
lïients de Bening et Merlebach pour les rallier à moi. La brigade Arnaudeau — 2^ de la 3'^ division du 3*^ corps — se trouvait clans la même position que moi. Nous fîmes ensemble la route de Puttelange — près de Cadenbronn — où je viens d'arriver, à cinq heures du matin, me ralliant sur une division de votre corps d'armée. J'attends les ordres de Votre Excellence. Les détachements que j'ai rappelés ne vont pas, je pense, tarder à me rejoindre. Mes hommes et mes chevaux sont épuisés de fatigue et de besoin.
Le général Metman écrivit le même jour :
Parti de Bening hier à 7 h. 30 m. du soir sur une dépêche télégraphique du général Frossard. Cherché toute la nuit le général. Reparti ce matin de Forbach pour Puttelange. Les hommes sans vivres.
Également oublié sur les hauteurs de Forbach même, le général Bataille, commandant pourtant la ^'^ division du corps du général Frossard, vint à son tour prévenir le maréchal, par lettre écrite le 7 à trois heures du matin, de cet abandon:
On évacue Forbach. Le général Metman, le seul avec qui j'ai pu communiquer, m'a appris que le général Frossard était parti depuis deux heures pour Sarreguemines, et que toutes les troupes fraîches s'y rendaient aussi. Je vais à Puttelange prendre mes sacs.
Ensuite arriva le rapport du général Gastagny daté de Puttelange, le 7 août, 7 h. 30 m. du matin. Il rendait compte qu'arrivé à Folckling, il avait été
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averti qu'il ne pourrait pas rejoindre Forbach, évacué, et qu'ayant alors arrêté sa colonne, il avait pris des dispositions expliquées par lui au chef d'escadron Gastex, de l'état-major du maréchal. Il terminait ainsi :
Je me suis décidé à envoyer deux officiers dans la direction de Forbach pour tenter de prendre les ordres du général Frossard, sousle commandement duquelvousrrC aviez placé... Ces officiers n'ont trouvé que le général Metman, qui leur a dit : qu'il était à Forbach depwis six heures, que le général Frossard était parti depuis deux heures dans la direction de Sarreguemines ; que la division Bataille, la moins maltraitée de la journée, se dirigeait sur Sarreguemines ; que lui-même allait prendre la même route déjà encombrée ; qu'au jour j'allais me trouver tout seul dans la position que j'occupais entre Folckling et Théding; que l'ennemi était très en forces; et que ce que j'avais de mieux à faire était de me replier sur Puttelange, pour me diriger sur Sarreguemines.
J'ai nommé le commandant Gastex. Get officier, aujourd'hui général, m'a fait l'honneur de répondre les lignes suivantes, le 7 décembre 1890, à une demande de renseignements que je lui avais adressée :
Pendant la bataille de Forbach, nous expédiâmes, de l'état-major du 3« corps d'armée, différents ordres dont il serait indispensable de posséder le texte même pour bien se rendre compte de la responsabilité de chacun.
Voici ce qui m'est personnel :
A onze heures du soir, je fus mandé par le maréchal
Bazaine qui me prescrivait de me rendre sur la route de retraite du 2e corps d'armée et d'y chercher le général de Casiagny qu'on ne croyait pas à Folckling, dont on ne connaissait pas exactement l'emplacement et de lui porter un ordre écrit qui me fut communiqué :
«Établir sa division de façon à protéger la retraite du 2^ corps, puis se retirer dans la direction de Metz. »
Je partis immédiatement. Je pus atteindre, vers une heure du matin, la route que suivait hâtivement, mais en bon ordre, le corps Frossard.
Je remontai en sens inverse cette longue colonne, sans toutefois parvenir, malgré mes questions réitérées, à rien apprendre du général de Castagny.
Je me résolus donc, malgré l'obscurité profonde de la nuit, à me jeter sur les bas côtés de la route et à me diriger, tout en la suivant autant que possible parallèlement, sur les ondulations de terrain qui se profilaient vaguement devant moi.
Je détachai de temps en temps quelques hommes de mon escorte pour crier au loin le nom de Castagny, et moi-même j'appelai à tout instant le général.
Vers deux heures et demie du matin, une voix me répondit : c'était le général de Castagny, en personne. Il était à peu près dans les environs de l'emplacement qui lui avait été assigné.
Je lui communiquai l'ordre dont j'étais porteur. Il le lut à l'aide d'une lanterne sourde et me chargea de répondre verbalement au maréchal que sal^^ brigade était établie à droite de la route, faisant face à l'ennemi, sa 2^ brigade à gauche. Le général ajouta qu'il rectifierait sa position dès que la colonne en retraite serait à peu près écoulée et qu'au besoin, selon les éventualités, il en changerait au point du jour d'après les nouvelles qu'il recevrait de la marche de l'armée allemande, — qu'il battrait ensuite en retraite.
Les troupes du général de Castag-ny étaient des deux côtés de la route. Il me fut impossible de constater dans quel ordre elles étaient formées.
Je repartis pour Saint-Avold. Je rendis compte au maréchal de ma mission. Quelques heures plus tard nous battions en retraite sur Faulquemont, puis le lendemain sur Borny.
On remarquera que les troupes du 2° corps, aperçues par le commandant Gastex, se retiraient hâtivement, mais en bon ordre. Ce devaient être celles de la division Laveaucoupet qui, ayant quitté Forbach derrière le général Frossard, avaient moins à craindre la poursuite immédiate de Fennemi.
La série se termina par une lettre écrite de Puttelange par le général Montaudon. Lui, n'avait pu entrer non plus en communication avec le général Frossard. A la nuit, il s'était trouvé en arrière de Spickeren, vers Bousbach, où il s'était arrête' jusqu'à 1 h. 30 m. du matin; et ayant appris que le commandant en chef du 2® corps battait en retraite sur Sarreguemines, il s'était dirigé sur Woustwiller pour appuyer sa gauche. Mais le général de Gastagny lui ayant fait savoir qu'il avait ordre de rallier le maréchal, il s'était établi sur Puttelange.
Le général Montaudon avait du temps de reste en cherchant à appuyer la gauche du général Frossard, qui n'avait plus ni gauche ni droite.
Je donnerai, pour clore les documents sur cette
malheureuse affaire, une lettre écrite au colonel Willette par le colonel Gabrielli qui, le 6 août, était lieutenant-colonel du 8^ de ligne, appartenant au 2^ corps :
Mon cher Willette,
Le maire de Forbach m'a raconté que des renforts, envoyés par M. le maréchal Bazaine, étaient arrivés en cette ville de neuf à dix heures du soir et de onze heures à minuit.
Pour mon compte, je suis arrivé sur le plateau de Spickeren avec le 8*^ de ligne, à quatre heures de l'aprèsmidi. Mes bataillons ont lutté et tenu la position jusqu'à neuf heures du soir et ne se sont retirés qu'après cinq heures de combat, alors qu'ils manquaient de cartouches,, n'avaient ni bu ni mangé depuis la veille et, surtout, n'ayant pas vu un seul général sur le champ de bataille, n'avaient reçu aucun ordre ni vu arriver aucun renfort sur le lieu du combat, clef de la position.
Présentez mes hommages bien respectueux à M. le maréchal et dites-lui qu'il a des amis bien dévoués.
Je vous serre affectueusement la main.
Votre vieil ami.
Colonel A. Gabrielli.
8 octobre 1873.
Quoique général du génie, le commandant en chef du 2*^ corps d'armée n'avait pas vu que la position de Spickeren, excellente du reste, avait comme toute position naturelle, qui n'a pas été complétée par le travail, un côté faible, et il s'était abstenu par conséquent d'y remédier. Aussi, bien
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que son corps d'armée luttât à forces égales avec l'ennemi, dès que les Allemands menacèrent sa gauche et ses derrières par un mouvement dans la direction de Forbach, il considéra immédiatement, dans le trouble de son esprit, la situation comme perdue, et disparut avec son état-major, sans plus s'occuper de ses troupes que de celles qui lui venaient de toutes parts à la rescousse.
Et, chose étonnante, au lieu de se rabattre directement au sud, où il aurait rencontré les divisions du maréchal Bazaine, il se dirigea vers Sarreguemines, y entraînant la majeure partie de son corps d'armée, qui, le premier moment de stupéfaction passé de son abandon, s'élança sur ses traces. On aurait dit qu'il fuyait plutôt le maréchal, son commandant en chef, que les troupes allemandes.
Toute la nuit, le T corps, aussi affolé que son général, erra dans les villages et dans les bois, ayant perdu ses tentes, ses sacs, ses effets de campement, sans vivres, obligé de marauder et de piller pour exister.
Par bonheur, l'ennemi, une fois maître du plateau de Spickeren, n'osa pas pénétrer tout de suite dans Forbach, que l'on n'aurait dû évacuer à aucun prix, non plus que le plateau d'CEting, où il aurait été possible de prendre le lendemain une revanche éclatante par une bataille victorieuse.
La présence des troupes du 3^ corps le rendit circonspect, et ce ne fut qu'après leur départ qu'il
oO LES RESPONSABILITÉS.
put recueillir comme trophées le fameux équipage de ponts complet, expédié de Metz pour la grande opération du 2 août et, perte plus regrettable, les énormes magasins de vivres et d'effets, qui auraient été si utiles à nos malheureux soldats, débandés plus encore que vaincus, et manquant de tout.