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CHAPITRE XVIII

Mission du commandant Magnan. — Quatre dépêches télégraphiques. — Plan du comte de Palikao. — Intervention de M. Rouher. — Objections du maréchal Mac-Mahon. — Une dépêche optimiste. — La cinquième dépêche. — Incident Stoffel.

Dès le 17, l'empereur avait télégraphié au maréchal :

Dites-moi la vérité sur votre situation, afin de régler ma conduite ici.

Et le maréchal lui répondait :

Au moment où je reçois votre dépêche, j'écris à Votre Majesté. Le commandant Magnan part ce soir pour lui porter une lettre et lui donner de vive voix plus de détails qu'elle n'en contient.

M. de Rivière, qui se coupe ici tant qu'il peut, après avoir dit « que Va7'mée de Metz avait Vordy^e d'aller à Châlons pour couvrir Paris », nous apprend que le commandant Magnan — qui ne put regagner Metz — arriva au camp de Châlons au moment

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même oùl'empereur, cédant aux instances du ministre de la guerre, se décidait à porter V armée de Châlons au secours du maréchal Bazaine.

Il ajoute un peu plus loin :

Avant de reprendre la route de Metz, le commandant Magnan eut une conversation avec le maréchal de Mac- Mahon; sa déposition fait connaître qu'il exposa au maréchal que la tâche de l'armée de Metz, pour venir jusqu'à Verdun, serait fort allégée si l'armée de Châlons pouvait venir jusqu'à elle.

Il ressort de la déposition de M. Rouher devant la commission d'enquête du 4 Septembre que, le 21 août, le maréchal de Mac-Mahon lui avait fait connaître que le maréchal Bazaine n'avait ni vivres ni munitions, et que Varmée de Châlons arriverait trop tard.

C'est vainement que le rapporteur se hâte de continuer par cette phrase : « Ces appréciations, qui confirment les dépêches alarmantes transmises par le maréchal, ne pouvaient venir que du commandant Magnan, » il nous a appris que la marche de l'armée de Châlons au secours du maréchal Bazaine était décidée en principe avant les dépêches alarmantes et le commandant Magnan, et que le maréchal de Mac-Mahon était persuadé qu'il arriverait trop tard.

Pourtant le conseil d'enquête chargé d'examiner l'affaire de la capitulation de l'armée du Rhin et de la place de Metz formule comme première conclusion, dans sa séance du 12 avril 1871 :

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Considérant que le maréchal Bazaine, par dépèches des 19 et 20 août 1870, a fait décider la marche du maréchal de Mac-Mahon, de Reims sur la Meuse, pour se porter au secours de l'armée de Metz ; que les tentatives de sortie, le 26 et le 31 août, ne sauraient être considérées comme assez sérieuses pour opérer une diversion utile à l'armée de Châlons; par ces motifs, le conseil d'enquête pense que le maréchal Bazaine est en grande partie responsable des revers de cette armée.

M. de Rivière, qui ne se rappelle plus de ce qu'il a écrit, prend feu à propos de ces deux dépêches, qui ont décidé la marche de l'armée de Châlons, et en trouve cinq pour damer le pion au conseil d'enquête :

Première dépêche du maréchal. — 18 août 1870, 7 h. 50. A l'Empereur.

(( J'arrive du plateau. L'attaque a été vive. En ce moment, sept heures, le feu cesse, nos troupes sont constamment restées sur leurs positions. »

Le maréchal ne sait pas encore que le 6« corps est forcé. Le dernier fil télégraphique qui reliait Metz à Châlons et à Paris, par Thionville, est rompu à ce moment.

Deuxième dépêche. — Le rapport du 19 dans lequel le maréchal annonce son intention de prendre la direction du nord et de se rabattre ensuite par Montmédy sur la route de Sainte-Menehould à Châ' Ions. Cette dépêche confiée le 20 au garde Braidy fut expédiée, par Verdun, et arriva le 22 seulement

à Reims où V armée de C hâtons était depuis la veille^ en plein mouvement vers Metz, puisque le ministre de la guerre avait télégraphié au maréchal de Mac- Mahon le 19 ou mieux le 20 août à minuit 15 :

« Lorsque vous serez à Reims, lâchez de vous relier avec Canrobert, et s'il se peut avec Bazaine, de manière à frapper un grand coup sur l'aile droite de l'armée prussienne, et à vous retourner contre le prince royal de Prusse qui arrive de Nancy. »

Troisième dépêche. — A l'empereur, par Thionville, portée par l'agent Flahaut. Arrivée le 22 à Reims. Datée du 20.

« Mes troupes occupent toujours les mêmes positions. L'ennemi paraît établir des batteries qui doivent lui servir à appuyer son investissement; il reçoit constamment des renforts. Nous avons dans la place de Metz au delà de seize mille blessés. »

Quatrième dépêche. — Au ministre de la guerre. Datée, partie et arrivée comme la précédente :

(( Nous sommes sous Metz, nous ravitaillons en vivres et en munitions. L'ennemi grossit toujours et paraît commencer à nous investir. »

A la suite de la première dépêche/ M. de Rivière ajoute :

On devait donc à Ghâlons être persuadé que la bataille du 18 laissait le maréchal libre de ses mouvements et de repartir. j

A l'égard des troisième et quatrième dépêches,

elles lui semblent « bien moins rassurantes que le rapport daté du 19 ». Mais le jour où rapport et dépêches arrivent, le maréchal de Mac-Mahon aurait dû être bien plus loin que Reims.

Dès le 17, au soir, le ministre de la guerre suppliant l'empereur de renoncer à l'idée de ramener l'armée de Ghâlons à Paris, idée qui paraîtrait l'abandon de l'armée de Metz, laquelle ne pouvait faire en ce moment sa jonction à Verdun, lui proposait de faire une puissante diversion sur les corps ennemis déjà épuisés par plusieurs combats. Il ajoutait que l'impératrice partageait son opinion et que l'armée de Ghâlons aurait dans trois jours 85 000 hommes, sans compter le corps de Douay, de 18000, qui devait rejoindre dans le même temps.

Le plan du comte de Palikao était celui-ci :

Porter l'armée du maréchal de Mac-Mahon en avant le 21 ; la faire arriver le 25 aux environs de Verdun; combattre le 26 et opérer sa jonction avec le maréchal Bazaine.

L'empereur l'adopta par une dépêche à son ministre, expédiée le 18 à 9 h. 14 min. du matin.

Le maréchal de Mac-Mahon fit de même le 19 en adressant au comte de Palikao ce télégramme :

Veuillez dire au conseil des ministres que je ferai tout pour rejoindre Bazaine.

Ce qui ne l'empêcha pas de rester trois jours en proie à une cruelle hésitation, fait remarquer

M. de Rivière, qui s'embourbe, et de télégraphier à Metz :

Si, comme je le crois, vous êtes forcé à battre eïi retraite très prochainement, je ne sais, à la distance où je me trouve, comment vous venir en aide sans découvrir Paris. Si vous en jugez autrement, faites-le-moi connaître.

Le 20, à 8 h. 45 min. du matin, il informe le ministre que ne sachant la direction de la retraite de Bazaine, bien que lui soit prêt à marcher, il pense qu'il doit rester au camp jusqu'à ce qu'il la connaisse.

Mais, vers midi, il apprend que les coureurs du prince royal de Prusse ne sont plus qu'à 40 kilo^ mètres de Châlons. Il se voit le lendemain en contact avec l'ennemi. Alors il se décide à partir, non pour Verdun, pour Reims, où il trouve M. Rouher président du Sénat, qui lui explique, à son quartier général de Courcelles, devant l'empereur, les raisons qui lui faisaient penser que l'armée de Châlons devait marcher au secours de Bazaine.

On voit qu'il n'est guère question des dépêches alarmantes, qui n'arriveront que le lendemain, et que c'est par ordre du ministre de la guerre et du gouvernement de la Régente que le maréchal de Mac-Mahon doit rejoindre l'armée de Metz.

Voici ce que ce dernier répondit, d'après sa déposition, à M. Rouher :

Je Ini exposai que je n'irais pas soutenir Bazaine dans la situation où nous étions; je n'avais pas assez de forces pour me porter au milieu des armées prussiennes. Je lui expliquai que Bazaine était entouré à Metz par une armée que j'estimais à 200 000 hommes; de plus, que le prince royal de Saxe était avec une armée de 60 à 80 000 hommes sous les murs de Verdun (le chiffre exact était de 100000 hommes); enfin que le prince royal de Prusse arrivait avec une armée de 1 50 000 hommes; que, seul, j'allais me trouver en face du prince royal de Prusse, qu'il pouvait en résulter pour moi une position très difficile, que je pouvais être perdu; c'était un désastre que je voulais éviter.

De plus, comme l'armée de Bazaine, forcée de combattre dans une mauvaise position, n'avait pas pu me rejoindre, il pouvait arriver que, si j'étais battu de ce côté, mon arme'e ne fût plus d'aucun secours à la défense nationale, et je tenais à conserver cette dernière ressource à la France.

Quoiqu'une partie de cette armée fût composée des gardes nationaux mobilisés et de régiments de marche, en définitive, il y avait encore là de quoi composer une armée très forte; elle était de 120 000 hommes, c'était la seule dont la France pouvait disposer en ce moment. On pouvait, avec elle, composer une armée du double, de 200 000 à 300 000 hommes, si cela était nécessaire.

Je concluais en disant que, par conséquent, je n'irais pas à Metz, mais à Paris.

Le maréchal se tait sur le propos tenu par lui à M. Rouher que l'armée de Châlons arriverait trop tard à Metz, mais sa persistance à vouloir toujours aller à Paris, quand, le 19, il a pris l'engagement contraire, le confirme. L'armée de Châlons n'était

pas uniquement composée de mobilisés et de régiments de marche. Elle comprenait le !•'% 5^ et 7" corps reconstitués ; mais prétendre que l'on tient à conserver 120000 hommes de troupes que l'on juge mauvaises pour en fabriquer 200 à 300000 de bonnes, touche à l'aberration.

L'ordre de marche sur Paris fut donné à l'armée de Châlons et M. Rouher regagna le palais du Luxembourg.

La dépêche du maréchal Bazaine au ministre de la guerre — quatrième — n'allait arriver à son adresse, le 22, qu'à 2 h. 20 min., et celle de l'empereur — troisième — qu'à 2 h. 12 min. ; mais, à 9 h. 25 min. du matin, le rapport du 19 — deuxième dépêche — était remis à l'empereur, qui le communiquait au maréchal de Mac-Mahon.

Tout le monde a dit — je n'en excepte pas le maréchal — que cette dépêche, jusqu'à un certain point optimiste, qui ne parle que de projets conditionnels, il y a un si, et avait été suivie de deux autres moins rassurantes, selon le rapporteur luimême, avait fixé la détermination du commandant en chef de l'armée de Ghâlons et l'avait entraîné à sa perte.

Que fait-on de la dépêche suivante, partie de Paris le même jour, à 1 h. 5 min., et adressée à l'empereur?

Le sentiment unanime du Conseil, en présence des

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nouvelles du maréchal Bazaine, est plus énergique que jamais.

Les résolutions prises hier au soir devaient être abandonnées...

Un aide de camp du ministre de la guerre part pour Reims avec toutes les instructions nécessaires. Ne pas secourir Bazaine aurait à Paris les plus déplorables conséquences. En présence de ce désastre, il faudrait craindre que la capitale ne se défendît pas.

Votre dépêche à l'impératrice nous donne la conviction que notre opinion est partagée. Paris sera à même de se défendre contré l'armée du prince royal de Prusse, les travaux sont poussés très promptement, une armée nouvelle se forme à Paris, nous attendons une réponse par le télégraphe.

L'empereur répondait aussitôt à quatre heures :

Reçu votre dépêche. Nous partons demain pour Montmédy.

Mais, objecte M. de Rivière, si le colonel Stoffel, chef de la section des renseignements à l'état-major du maréchal de Mac-Mahon, n'avait pas supprimé une dépêche adressée le 20 à celui-ci par le maréchal Bazaine et arrivée à Reims dans la soirée du 22, l'armée de Châlons ne se serait pas dirigée vers le nord !

Voici cette dépêche — la cinquième.

Longwy, le 22 août 1870, 4 h, 50 du soir. N» 34750.

Ampliation. Les inspecteurs délégués de l'état-major au colonel Stoffel, attaché près de Son Excellence le maréchal de Mac-Mahon :

« J'ai dû prendre position près de Metz pour donner du repos aux soldats et les ravitailler en vivres et en munitions. L'ennemi grossit toujours autour de moi et je suivrai très probablement, pour vous rejoindre, la ligne des places du nord et vous préviendrai de ma marche, si toutefois je puis l'entreprendre sans compromettre l'armée. »

L'accusation lancée par M. de Rivière contre le colonel Stoffel a été la cause d'un incident d'une extrême vivacité au procès de Trianon, audience du 4 novembre 1873. Il est bon à rappeler pour l'honneur de notre armée :

M. LE COLONEL Stoffel. — Je suis accusé d'avoir supprimé une dépêche.

M. le président. — Vous n'êtes accusé de rien devant* le Conseil. Vous avez fait votre déposition, et vous avez parlé comme vous l'entendiez. Je vous ai questionné à Tendroit d'une certaine dépêche, et vous avez répondu comme vous avez jugé devoir répondre ; vous pourrez, sans doute, dans le cours du débat, fournir d'autres explications, car vous aurez occasion probablement de reparaître devant le Conseil.

Je ne crois pas que je puisse vous admettre à entamer une discussion commençant par cette phrase : « Je suis accusé d'avoir supprimé une dépêche. »

M. le colonel Stoffel. — Je n'ai pas l'intention d'attaquer le rapport ni le rapporteur. Je partage l'opinion de toute l'armée sur le rapporteur...

M. LE PRÉSIDENT. — Vous n'attaqucz personne, vous commencez par dire : « On m'a accusé... » Je vous arrête alors pour vous dire que vous n'êtes pas accusé.

M. LE COLONEL Stoffel. — Le Conscil ne me permettrat-il pas de me laver des calomnies et des outrages...

M. LE Président. — Colonel, je vous arrête.

M. LE COLONEL Stoffel. — Et de dire qu'en ce qui concerne le rapporteur, je partage les sentiments de l'armée tout entière, et n'éprouve pour lui que le mépris et le dédain.

M. de Rivière dit dans son rapport : '^■>

Il est juste d'ajouter que le maréchal de Mac-Mahon, auquel il a été demandé si, ayant reçu la dépêche qui se termine par ces mots : « Je vous préviendrai de ma marche, » il serait parti, et s'il n'aurait pas cru indispensable d'attendre un nouvel avis du maréchal Bazaine, a répondu que consciencieusement il est probable que, même après la réception de cette lettre, il aurait continué sa marche sur la Meuse, sauf à voir ce qu'il y avait à faire y étant arrivé.

L'instruction n'a qu'à s'incliner devant cette déclaration généreuse.

L'instruction s'incline trop vite, car la réponse du maréchal de Mac-Mahon faite, lorsqu'il était Président de la République, au président du tribunal civil de Versailles, qui lui posait la même question en d'autres termes, a été celle-ci r

Je ne me rappelle point avoir reçu cette dépêche, et il me semble impossible qu'elle m'ait échappé, puisqu'elle m'aurait permis d'arrêter le mouvement vers l'est si les circonstances l'avaient exigé.

Le maréchal de Mac-Mahon n'aurait rien arrêté. Si la dépêche 34 750 adressée au colonel Stoffel a disparu, on trouve dans le rapport même de M. de

Rivière — ce qui prouve que ce général en sait plus long qu'il n'en dit, dansTintérêt de sa philippique — que le colonel Massaroli, commandant la place de Longwy, a donné avis au ministre de la guerre de son arrivée.

A Trianon, àl'audience du 3 novembre, M. Amiot inspecteur des télégraphes, a déclaré qu'elle avait été remise par lui, « d'une part, kVeinpereui^ d'autre part, au « destinataire », le colonel StofTel.

Donc voilà déjà l'empereur qui reçoit cette dépêche, un des principaux points d'appui de l'accusation contre le maréchal, et n'en parle pas au commandant de l'armée de Châlons. L'audience du 5 novembre va nous faire découvrir encore une autre personne non moins bien instruite et qui s'est également tue :

M. LE PRÉSIDENT. — Le 20 août, le maréchal Bazaine expédia de Melz trois dépêches... La dernière... contenait cette restriclion très importante : « Je vous préviendrai de ma marche, si je puis toutefois l'entreprendre sans compromettre l'armée. »

Les archives du ministère de la guerre conservent les expéditions originales de ces trois dépêches avec le déchiffrement contemporain qui en a été fait sur papier portant l'en-tête du cabinet du ministère de la guerre. Je vous demande maintenant si vous avez souvenir d'avoir reçu cette dépêche?

M. LE GÉNÉRAL DE Palikao. — Oui, parfaitement, je l'ai reçue.

M. LE PRÉSIDENT. — Le 23 août?

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M. LE GÉNÉRAL DE Paltkao. — Parfaitement.

M. LE PRÉSIDENT. — En delious de toute considération stratégique, il nous importe seulement de savoir et de constater que, quand ces ordres ont été donnés au maréchal de Mac-Mahon, vous aviez connaissance de la restriction que le maréchal Bazaine avait mise au bas d'une de ces dépêches, en ajoutant : « Je vous préviendrai de ma marche, si toutefois je puis l'entreprendre sans compromettre l'armée. » Vous connaissiez cette restriction. Vous n'avez pas cru devoir en tenir compte dans les ordres ou dans les instructions que vous avez adressés au maréch.alde Mac-Mahon, et où vous lui indiquiez les raisons non seulement stratégiques, mais politiques, qui rendaient sa marche indispensable.

On ne pouvait mieux dire pour justifier le maréchal Bazaine. Il eût été par trop drôle, en effet, que la retraite du maréchal de Mac-Mahon, faite de Reichshoffen à Châlons, se continuât jusque sous Paris, sans avoir vu un Allemand ni tiré un coup de pistolet. Les retraites de sergent, dont se moquait Napoléon I"', auraient été des manœuvres dignes de César en comparaison de celle-là, et les raisons stratégiques et politiques d'une reprise d'offensive sautaient aux yeux de tous.

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